Critique de The Station [L’Etrange Festival 2013]

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Blutgletscher

De Marvin Kren

Avec Gerhard Liebmann, Edita Malovcic, Brigitte Kren

Autriche – 2013 – 1h40

Rating: ★★★★☆

Janek, technicien pour trois scientifiques en montagne, doit préparer la venue de la ministre de l’environnement. Mais suite àdes recherches en profondeur dans le glacier, les scientifiques découvrent un organisme vivant à même la glace…

Dans une relecture de The Thing de John Carpenter, l’autrichien Marvin Kren montre son originalité. Un anti-héros bourru dont le meilleur ami est un chien, revoit son ex, des scientifiques maladroits et limite malhonnêtes, une victime de dix-sept ans qui sort d’on ne sait où et une clique de niais accompagnant la ministre ne sont pas forcément des personnages travaillés mais suffisamment présentés dans le récit pour que l’on comprenne leur sort dans la catastrophe, y compris le chien. De plus, on retrouve l’humour potache et décalé chers aux premiers films de Peter Jackson dans une ambiance de film de survie.

Malheureusement les monstres ne sont pas très bien faits, et apparaissant dans l’ombre, ils ont plus l’air de chimères que d »animaux ayant muté. Cela n’empêche pas des bonnes bagarres entre les humains et les mutants, dont l’une est menée par la ministre (la mère de Marvin). La mise en scène compense par conséquent les défauts esthétiques:  jeu de sons organiques, travail minutieux du hors-champ amenant à des effets de huis-clos et de claustration. D’ailleurs, ils se retrouveront cloisonnés, à tenter une opération chirurgicale…

The Station vaut le coup d’oeil et Marvin Kren vaut d’être suivi lui aussi du coin de l’oeil, proche des cinéastes de genre à la scandinave et aussi des maîtres de l’horreur anglo-saxons.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…