Le Cercle des Previews Disparues Vol. 2

 
 
 

Ce que j’aime bien avec ce genre de rubriques, c’est que j’ai l’impression que le cinéma tourne autour de moi. Que je vais influer sur le bouche à oreille de films pas, peu ou pas assez connus, que je vais participer à vous rendre curieux.

 

Le but ici, c’est de rendre tout ce bordel interactif. Alors voilà comment ça marche :

Je poste quelques trucs que j’ai vus récemment, des bandes annonces en général, ou à la limite, des affiches de films. Je dis quelques mots dessus, si j’attends les films en question, pourquoi etc. et en commentaire, vous me dites ce qui vous a plu ou pas, si vous aussi vous avez des trucs à partager qui seraient passés hors de portée de nos radars.

 

Allez hop, on commence aujourd’hui avec Escape From Tomorrow de Randy Moore :

Vous ne connaissez pas Randy Moore ?!!!! Bah moi non plus, mais ce qu’il fait avec son premier film me paraît éminemment sympathique. Pourquoi ? Parce que cet homme a tourné son premier film, un film d’horreur fantastique, pendant plus de 3 ans au sein des deux parcs Disneyland américains en Floride et en Californie, le tout, sans autorisation. Rien que le procédé en soi peut donner envie de voir le film, mais moi, je suis du genre dubitatif, et il m’en faut plus…

Et c’est ce que promet cette bande annonce en fait. En effet, le film a l’air ultra chelou, je ne m’attendais ni au noir et blanc, ni au ton qu’on semble avoir pendant le film. On dirait presque du Guy Maddin par moments, ça a l’air fantasmagorique, malsain et tordu à souhait, et surtout, ça semble démystifier tout en rajoutant du mystère. Je n’ai encore aucune idée du point jusqu’auquel le film sera critique du parc et de Disney, mais j’aime ce parti pris de nous montrer un univers qu’on connaît avec un œil neuf et justement jouer sur les apparences et la perception. En espérant qu’il soit visible ailleurs que dans les festivals où il a été projeté pour l’instant.

 
 

 
 
 

Passons à tout autre chose maintenant, avec Las Brujas de Zugarramurdi (Les Sorcières de Zugarramurdi) de Alex de la Iglesia :

Alex de la Iglesia, c’est un mec méga cool, et j’aime vraiment ce qui fait, et ce, depuis super longtemps. Je crois même que c’est avec son deuxième film, Le Jour de la Bête, que je me suis rendu compte à 14 ou 15 ans qu’il existait un vrai cinéma de genre contemporain européen. Depuis, le mec a enchaîné des films plus ou moins bons, mais tous ses films partagent un vrai plaisir pris par le réalisateur d’utiliser et détourner les codes afin de nous offrir du bon gros fun, parfois même, des émotions ! Celui ci n’a pas l’air de déroger à la règle, puisqu’il parle de 3 braqueurs espagnols qui en voulant se barrer vers la France se retrouvent bloqués à Zugarramurdi, un village de sorcières. J’aime beaucoup les films de sorcières, ils me font peur, et font monter l’adrénaline en moi, et je pense que celui ci ne dérogera pas à la règle, tout en offrant de l’humour et un univers bien drôle et bien barré concocté par le talentueux réalisateur.

 
 

 
 
 

Restons dans la relecture des code d’un genre, mais dans un tout autre ton, je suis tombé sur la bande annonce du film Detective Downs du norvégien Bård Breien:

J’ai toujours été fasciné par la figure du détective privé, et ce depuis « Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ? », mon film préféré. Ici, le scénariste et le réalisateur ont l’air de prendre leurs deux sujets au sérieux, et se servent de l’univers du film Noir non comme un gimmick, mais en explorant vraiment les codes de ce dernier, un peu comme l’avait fait Rian Johnson dans on génial et méconnu Brick, ou encore comme dans ce livre que j’avais lu sur un gamin atteint d’Asperger qui menait une enquête : Le Bizarre Incident du Chien Pendant la Nuit. Grosse curiosité et grosse attente.

 
 

 
 
 

Toujours dans l’exploration d’univers marqués et marquants, on passe au film du français David Perrault, Nos héros sont morts ce soir :

Ca l’air beau bordel ! Ca rappelle un peu Raging Bull dans l’esthétique, et en plus, y a mon pote Denis Menochet dedans dont j’adore la gueule et la dégaine. L’ambiance a l’air soignée et si en plus de ces images, on réussit à avoir un rythme, de l’émotion et de la bonne bagarre, je vais adorer… Présenté déjà au festival de Cannes dans le cadre de la semaine de la critique, le film a eu d’assez bons échos et traite encore une fois de thèmes qui me sont chers : la bagarre et la fraternité.

 
 
 

 
 
 

Passons maintenant à TOUT AUTRE CHOSE avec un film indien réalisé par l’indien Rajamouli qui s’appelle Eega :

En gros, ça parle d’un mec qui se fait piéger et buter et qui une fois réincarné en mouche décide de prendre sa revanche sur le responsable de sa mort. Bah putain, ça a l’air ouf ! Le pitch tue, l’idée est prétexte à faire de la merde comme un truc super bien, et d’après les critiques et même les quelques images ici, ça penche plutôt vers le deuxième choix. Ca a l’air rigolo, inventif et à priori, ça ne ressemble à presque rien que j’ai pu voir dans ma vie.

 
 
 

 
 
 

Le prochain film sur ma petite liste, c’est Almost Human, premier long métrage de Joe Begos :

 

Ca parle d’un type qui disparaît, puis réapparait deux ans plus tard en même temps qu’une vague de crimes violents, comme s’il était habité par une entité malfaisante. Ca a l’air bien oppressant, bien malsain, bien sauvage, avec un côté eighties fauché mais efficace, Carpenter-ien en diable ! Grosse attente pour moi.

 
 

 
 
 

Sinon, on a aussi Patrick de Mark Hartley :

Je parlais de Carpenter pour la bande annonce juste avant, ici, on lorgne plus vers du Cronenberg avec ce film qui a eu d’assez bons échos et présente un patient qui se sert de pouvoirs psychiques acquis durant son coma pour changer les évènements de la vie d’une infirmière dont il est tombé amoureux. Ca a l’air d’être du bon fantastique bien sauvage comme on aime et n’est pas sans rappeler le fantastique Dead Zone de Cronenberg.

 
 
 

 
 
 

Le prochain est un film philippen et présenté au festival de Cannes pour la Quinzaine des Réalisateurs, c’est de Erik Matti et ça s’appelle On The Job :

Ca parle entre autres de tueurs, de gouvernements corrompus et il a l’air d’y avoir un joli savoir faire derrière le tout. Puis je suis friand de films qui montrent un univers auquel je suis totalement inconnu, là, ça a l’air de présenter Manille, de critiquer, de montrer, et comme la bande annonce le montre, ça a l’air hyper musclé.

 
 
 

 
 
 

En parlant d’univers différents, je vous présente la bande annonce du documentaire Narco Cultura de Shaul Schwarz :

Ca a de grandes chances d’être un putain de chef d’œuvre ce docu. De par le sujet, le traitement du truc et tout. C’est genre la fascination qu’ont les mariachis pour le crime Mexicano-Américain. Ca a l’air assez sombre et rien que dans cette bande annonce, y a plein de trucs qui me font rester bouche bée. Ca présente une culture où l’art parle de meurtre, de torture et autres violences envers la police ou ses ennemis. A surveiller de près !

 
 
 

 
 
 

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin, et c’est Hentai Kamen, un film japonais réalisé par Yûichi Fukuda :

Ca parle d’un type qui se fout un slip sur la tête et découvre que ça lui donne des pouvoirs, du coup, il combat le crime en frottant la tronche de ses ennemis contre ses burnes. Je ne sais même pas si vous avez besoin d’autre chose que ce pitch pour avoir envie de voir ce film. Moi j’en crève d’envie.

 
 
 

 
 
 

C’est tout pour aujourd’hui chers amis, en espérant vous avoir fait sourire et découvrir de nouvelles choses.

Nous vivons dans un monde étrange, gardons le comme ça !

Poutous !

Skreemer

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.