Critique de Haunter

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Haunter

 

de Vincenzo Natali

Avec Abigail Breslin, Stephen McHattie, Peter Outerbridge, Michelle Nolden

Canada – 2013 – 1h37

Rating: ★☆☆☆☆

Lisa, une jeune ado, semble revivre chaque jour la même journée, depuis que sa famille et elle sont morts. Seule à en avoir conscience, elle sent une présence  rôdée dans la maison. Est-ce la présence des vivants ou d’un autre fantôme?

Vincenzo Natali, encensé  à l’époque de la sortie de son long métrage Cube, s’avère n’être absolument pas le cinéaste prometteur que l’on attendait. Si son Splice demeurait imparfait, il pouvait compter sur l’originalité et la réussite de son monstre pour pallier à ses défauts de réalisation et ses faiblesses de scénario. A son grand malheur, Haunter subit les mêmes travers, souffrant d’un scenario mal écrit et confu et d’une mise en scène plagiant tous les films de fantômes sortis avant 2009. Et encore, le mot plagiat est encore un peu faible, tant Haunter n’offre qu’une série de scènes pompées ça et là, passant d’Un Jour sans fin (version poltergeist) à Shocker, brassant  au passage  les fleurons des films de fantômes pré-Paranormal Activity, comme  Ring de Nakata, et surtout  Les Autres d’Amenabar.

Haunter réserve donc peu de surprises, accumulant des clichés du genre tellement éculés qu’il s’apparenterait presque à un téléfilm, délivrant des jumpscares embarrassants pour un film de 2013. Vincenzo Natali n’a pas dû voir qu’entre temps, le film de maison hantée s’était pris une baffe monumentale avec Insidious (doublée l’année suivante par La Dame en Noir de Watkins) et que désormais, le spectateur de ce genre de film s’attend à de grands effrois générés par un graphisme cauchemardesque et ne se contente pas de travelling arrière et de zoom avant, de gros plan sur une poignée qui bouge ou  d’ombres de pieds derrière une porte. En résulte donc un film  has been, qui lorgne vers un cinéma déjà daté depuis quelques années.

Point positif, et gros « thumbs up » pour Stephen McHattie, qui, comme à son habitude, livre une interprétation impeccable, incroyablement terrifiant, bien que terriblement desservi par une réalisation le cantonnant bien trop à de simples jumpscares. De même, le joli minois d’Abigail Breslin s’avère être un brin de fraicheur. Mais les performances d’acteurs ne sauvent guère l’ensemble, si déjà vu qu’il en devient fort ennuyeux et si en retard sur son époque que c’en est embarrassant. Pourtant, comme Splice, sur le papier, le pitch promettait un film vraiment sympa.

Reposant sur un scenario bâclé et une succession de poncifs du genre en guise de réalisation, Haunter aurait pu être un bon film s’il était sorti en 1999. Avant Les Autres. Et avant l’ère James Wan. Finalement, ce n’est pas plus mal que l’adaptation d’IGH de Ballard ait été confiée à Ben Wheatley.

 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.