Critique de Frankenstein’s Army

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Frankenstein’s Army

De Richard Raaphorst

Avec Karel Roden, Joshua Sasse, Robert Gwilym et Alexander Mercury

Pays-Bas/Etats-Unis/République Tchèque – 2013 – 1h24

Rating: ★★★☆☆

Quelle bien bonne idée j’ai eue de me mettre au premier rang lors de la projection de Frankenstein’s Army, bis ultra-gore en mode found footage qui bouge dans tous les sens pendant que ça mitraille sévère sur la bande-son. Mal de crâne, sueurs froides, joues qui chauffent et molaires du fond qui baignent (comme quand je regarde un Lars von Trier sur grand écran)… Des conditions physiologiques idéales pour apprécier toute la beauté du déluge de barbaque bruyamment répandue aux quatre coins de l’écran.

L’action se passe durant la Seconde Guerre Mondiale, sur le front russe. Staline envoie en mission secrète des soldats pour capturer Viktor Frankenstein, un savant fou qui créé des zombies mutants pour le compte d’Hitler. Sur place, les soldats se font évidemment massacrer devant la caméra de leur camarade chargé de tout filmer… Oui, c’est super con comme pitch.

Pourtant, Frankenstein’s Army s’élève du found footage lambda par une graduation progressive dans la folie créatrice des monstres imaginées par le Dr. Frankenstein. Certes, on pense vite à Hellboy et Resident Evil s’il fallait trouver un rayon où ranger le bestiaire du film. Mais une fois le savant fou trouvé, Frankenstein’s Army atteint un réel degré de délire horrifique, poussant les fusions corps/objets dans la déraison du scientifique qui confond expérience et vivisection sadique. Le comble est atteint avec un zombie dont le cerveau est l’assemblage d’un hémisphère nazi et d’un autre communiste.

Avec ses soldats russes qui parlent anglais (mais avec un fort accent russe), Frankenstein’s Army est une potacherie gore qui ne se prend pas au sérieux, renvoyant dos à dos toutes les idéologies du monde dans un gros bis qui tâche et qui vrille la tête. Bordel, c’que j’ai mal au crâne moi…

The Vug (sous Upsa)

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».