Critique El Santos Vs la Tetona Mendoza [L’Etrange Festival 2013]

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El Santos Vs la Tetona Mendoza

D’Andrés Couturier et Alejandro Lozano

Avec les voix de Daniel Giménez Cacho, Regina Orozco, Cheech Marin et Guillermo Del Toro

Mexique – 2012 – 1h36

Rating: ★★★☆☆

Catcheur superstar au Mexique, El Santos a bien du mal à se remettre de sa rupture avec la Tetona Mendoza, célèbre tenancière d’une boite de strip-tease. Venant en aide aux zombies de Sahuayo puis contraint de les détruire, El Santos provoque un sacré bordel national tandis que la Tetona Mendoza accède au pouvoir, instaurant une dictature féministe.

Adaptation d’une bande dessinée populaire au Mexique, El Santos Vs la Tetona Mendoza est un film d’animation déjanté dont l’humour érotico-scato-gore renvoie aux grandes heures des dessins animés contre-culturels des années 70 comme La Honte de la jungle de Picha ou Fritz the Cat de Ralph Bakshi. Avec quelques stars nationales venues prêter leurs voix (Cheech Marin en narrateur, le réalisateur Guillermo Del Toro en déjection parlante…), ce joyeux foutoir aux couleurs flashy ne pouvait qu’attirer notre attention.

 

 

Quelque part entre El Superbeasto et Krusty le clown, El Santos se réfère bien évidemment au catcheur légendaire El Santo qui a fait une importante carrière cinématographique au Mexique. Avec ses composantes lourdement potaches (fumette, gros nénés, zombies), El Santos Vs la Tetona Mendoza reste une critique sociale de son pays (corruption politique, problèmes écologiques, fiscalité absurde, clivage sexiste) dont les subtilités parleront bien plus à ses habitants qu’à des néophytes comme moi (sorti de Machette, des fajitas Old El Paso et de tout ce que pourra promouvoir Danny Trejo, je dois avouer que je suis un peu just sur le sujet).

Cette dimension sociale mise à part, il reste l’humour et le dessin. Concernant la rigolade, El Santos Vs la Tetona Mendoza est un objet sympathiquement humoristique bien que le film s’appuie peut être trop sur sa crétinerie potache et ses clins d’œil référentiels un brin éventés (, L’Homme qui valait trois milliards , Olive et Tom…) pour nous faire hurler de rire. Heureusement, le travail d’animation d’Andrés Couturier, combinant le trait rapide à la Fluide Glacial aux techniques numériques plus modernes, reste largement attrayant pour ne pas nous faire décrocher et faire d’ El Santos Vs la Tetona Mendoza un délire rétro-trash plutôt cool à visionner.

 

The Vug

 

 

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».