Critique de Dark Touch

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Dark Touch

De Marina de Van

Avec Missy Keating, Marcella Plunkett et Padraic Delaney

France/Irlande/Suède – 2013 – 1h30

Rating: ★★★☆☆

Les membres d’une famille se font massacrer dans leur maison. Unique survivante, la petite fille Niamh prétend que ce sont les objets qui ont pris vie par eux-même et causé l’hécatombe. Recueillie par des amis de la famille, l’enfant reste renfermée sur elle-même. Quel horrible secret garde Niamh ? Un nouveau carnage aura-t-il lieu ?

Ancienne collaboratrice de François Ozon, l’actrice-réalisatrice française Marina de Van (Dans ma peau, Ne te retourne pas) poursuit son exploration horrifique de la psyché féminine avec Dark Touch, un thriller ouvertement fantastique sur fond de phénomènes paranormaux. Préférant suivre les chemins brumeux de Pascal Laugier (The Secret) plutôt que les sentiers efficacement balisés de James Wan (Insidious, The Conjuring), Dark Touch joue la carte de l’ambiguïté entre les poltergeists (esprits frappeurs déplaçant les objets dans une maison) et la télékinésie (pouvoir de déplacer les objets par l’esprit).

Dès ses dix premières minutes, Dark Touch donne trop d’indices pour faire durer cette ambiguïté, déflorant du coup son sujet principal (quand vous voyez un plan avec des chevaux dans une séquence un peu étrange, c’est qu’il y a sûrement une histoire de viol au cœur de l’intrigue). Une fois ses intentions volontairement induites, le film préfère se concentrer sur la personnalité brisée de sa jeune héroïne afin de préparer le spectateur au perturbant dénouement qui l’attend, accentuant ainsi la dimension oppressante d’une enfant révulsée par tout contact corporel.

Si le triangle adolescente perturbée/poltergeist/télékinésie reste très cohérent, Dark Touch se décline comme une version un peu trop froide de Carrie pour nous émouvoir. Cela n’empêche pas Marina De Van de nous offrir quelques séquences fantastiques tout à fait recommandables comme ces mises à mort télékinésiques aussi longues et brutales que les meurtres giallesques de Dario Argento ou la séquence de la poupée-party, punctum polanskien faisant basculer le film dans la paranoïa totale. Pour finir, n’oublions pas la jeune actrice Missy Keating (qui n’est autre que la fille du chanteur de Boyzone :(), véritable révélation du film qui nous rappelle Isabelle Adjani et Jennifer Connelly (lorsqu’elles étaient encore adolescentes bien évidemment) et sur laquelle on miserait volontiers quelques espoirs cinématographiques sur les prochaines années à venir.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».