Critique de Blood-C The Last Dark [L’Etrange Festival 2013]

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Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

 

Blood-C The Last Dark

de Naoyoshi Shiotani

Avec les voix de  Atsushi Abe, Masumi Asano, Tia Lynn Ballard, Colleen

Rating: ★★★★☆

Une nuit à Tokyo. Dans le métro, un homme semblant exténué, saigne du nez et a des allures de malade. Sauf qu’il se transforme en goule et semble avoir faim de chair humaine…

Suite de l’anime culte Blood The Last Vampire, adapté live par Chris Nahon, nous voici à nouveau dans un thriller fantastique urbain tiré de la série découlant du long-métrage cité plus haut. Le personnage principal ressemble beaucoup à Buffy ou Blade, à la fois élu et porteur d’un fardeau. Ce qui la rend froide, distante et associable. À la fois humaine et vampire, Saya est un entre-deux formidablement orchestré, propre au fantastique, quand ses adjuvants sont chaleureux, drôles et maladroits. De plus le fantastique apparaît par surgissement, surtout par le hors-champ.

D’un récit jouant sur la théorie du complot, une organisation secrète dans un building secret et caché, on réfléchit sur la figure du rônin de même que l’anime Kenshin le vagabond. En effet, Saya combat les monstres et les vampires au sabre mais n’ose blesser les humains ou les tuer. Cela donne, avec le méchant nonchalant classe et élégant, une dimension romantique propre au vampire (l’impossibilité des relations notamment l’amour, l’espoir, la déchéance…). Et pour finir, notons le magnifique travail d’animation, notamment les combats,bien que les monstres sont un peu trop chimériques.

On regrette que ce ne soit pas plus long, mais la fin vaut vraiment le coup d’œil…

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…