Critique de R.I.P.D. Brigade fantôme

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Rating: 3.0/5 (4 votes cast)

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R.I.P.D.

De Robert Schwentke

Avec Ryan Reynolds, Jeff Bridges et Kevin Bacon

Etats-Unis – 2013 – 1h36

Rating: ★★☆☆☆

Flic ripou, Nick se fait flinguer par son collègue et complice Hayes. Dans l’au-delà, il se voit imposer un nouveau travail pour racheter ses fautes passées : intégrer la R.I.P.D (Rest In Peace Department), une section de police qui traque les âmes maléfiques en fuite dans le monde des vivants. Faisant équipe avec Roy, un ancien shérif du Far West, Nick se lance dans une enquête qui va l’éclairer sur les raisons de sa mort.

Quelque part entre Ghostbusters et Men In Black, R.I.P.D. s’annonçait avec son trailer sympathique comme le pop-corn movie fendard de l’été. De la destruction urbaine, des monstres et des vannes en pagaille… Comme un petit espoir de retrouver l’esprit déjanté des comédies fantastiques des sacro-saintes années 80-90. Malheureusement, R.I.P.D. fait partie de ces films largement survendus par leur bande-annonce.

Malgré la présence d’acteurs que l’on aime beaucoup dans ces colonnes (Jeff Bridges, Kevin Bacon), on s’ennuie rapidement dans R.I.P.D.. La faute en premier lieu à un scénario qui peine à exploiter le potentiel comique des idées délirantes qu’il lance, préférant suivre les sentiers précédemment défrichés par Barry Sonnenfeld et sa trilogie Men In Black. Les échos sont nombreux mais Robert Schwentke (Red, Flight Plan) ne parvient même pas à hisser son film à la hauteur d’un MIB 3.

On rit en effet assez peu, la mayonnaise n’arrivant pas à prendre entre ses deux acteurs. Face à l’inexpressivité naturelle de Ryan Reynolds, Jeff Bridges tente de sauver les meubles, quitte à en faire des caisses en caricature de vieux cow-boy. Le buddy movie est ainsi tout bancal et on s’emmerde un peu plus encore. Gros ratage donc que ce R.I.P.D. qui se dégonfle à vue d’œil. Dommage que les auteurs aient choisi de ne pas prendre de risque en dépit des jolies cartes qu’ils avaient en main.

 

The Vug

 

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».