Critique de Plein Soleil

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Plein Soleil

De René Clément

Avec Alain Delon, Maurice Ronet, Marie Laforêt

France, Italie – 1960 – 1h54

Rating: ★★★★☆

Venu récupérer dans le sud de l’Italie Philippe Greenleaf, un ami d’enfance, Tom Ripley, se laisse embarquer par le milliardaire oisif. En effet ce dernier veut rester en Italie avec son amoureuse Marge, alors que son père veut son retour en Californie. Lors d’un voyage en bateau, Tom comprend qu’il ne pourra pas ramener Philippe, mais apprend minutieusement comment imiter son vieil ami et notamment sa signature…

Film solaire, dans une ambiance enivrante (la folie et la passion), le long-métrage de René Clément et un thriller sans en être véritablement un. Il n’y a pas vraiment d’enquête car le meurtrier est le personnage principal. D’ailleurs sous les apparences de crime crapuleux, se dessine une réflexion sur les rapports entre les différentes classes sociales. Tom, issu d’une classe populaire, se voit par souvent railler par Philippe qui n’en fait qu’à sa tête, l’argent excuse tout. C’est une amitié d’amour/haine et de rejet/fascination. Cela se comprend par la démarche du metteur en scène ou du personnage de Philippe, Alain Delon est un corps plastique mis constamment au défi pour l’un, une matière brute modelée de force pour l’autre. Il n’y a vraiment que sa voix qu’il contrôle, avec un effet de tension et de relâchement.

À se demander si le meurtre du film n’est pas dû à un coup de soleil (ou un coup de lune), dans ce jeu de faux-semblant. Un jeu qui nous rappelle que la même année est sortie Pyschose d’Alfred Hitchcock, où la schizophrénie est aussi de mise, sauf que dans le film critiqué, elle est consciente.  Et c’est un jeu qui peut préfigurer Profession Reporter de Michelangelo Antonioni sortant 15 ans plus tard… Et il y a aussi un jeu de séduction de la part d’Alain Delon, avec la caméra, avec Marie Laforêt, avec tout. Il est filmé avec sensualité et érotisme même dans la violence et la nervosité dans de somptueux décors naturels.

Quoiqu’une fin assez facile à mon goût, Plein Soleil mérite son statut de film culte pour l’ambiance et la grâce qu’il dégage.

            Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…