Critique de Taï Chi

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Tai Chi Zero

De Stephen Fung

Avec Hark-On Fung, Stephen Fung, Qi Shu

Chine – 2012 – 1h35

Rating: ★★★★★

Dans la Chine du 19ème siècle, la guerre sous la dynastie Qing fait rage, mais un jeune homme fait preuve d’exception. Surnommé Le Cornu, avec son bouton en forme de colline, lui donne des facultés hors du commun. Mais ce bouton qui fait sa particularité, de rougeâtre à violacé, devient sa faiblesse car il joue sur sa circulation du sang, si ce bouton devient noir, il risque de mourir… Un docteur lui conseille d’aller apprendre le « kung fu interne »…

Premier volet d’une saga sur le tai chi, le film se montre très protéiforme. En effet des intertitres sur les personnages (leur nom fictif et réel avec des informations en plus), des flashbacks en muet et couleur sépia (Shu Qi sous-utilisée) dans un style de film de studio à l’ancienne, le long-métrage se veut interactif. Cela nous rappelle Scott Pilgrim. Du générique du début animé, des combats en mode jeu vidéo (round, comptage des « hits/combos »), à la mission d’infiltration à la Metal Gear Solid en passant par le mode de jeu Role Playing Game d’Age of Empire. Néanmoins les combats gardent toujours des cadres académiques, aux effets accéléré/ralenti ou cinemascope et il y a même un combat en espace clos. Ce qui amène d’une impression de ballet d’armes, de pied et de poing, à un véritable ballet de danse.

Mais l’étonnement ne s’arrête pas là. De la question du progrès avec la technologie (voies ferrées, électricité et tourne-disque), on a affaire à un traitement steampunk. Et de la question du progrès, s’enchaîne la question de l’apprentissage, par mimétisme ou inspiration. Dans les deux cas, y-a-t-il vol ? Alors que cela nous révèle, améliore et nous perfectionne ? De plus, il y a une touche de romantisme dans un contexte politique marqué (avec une déesse en opposante…Claire…).

Il y a une suite prévue pour une dimension bien plus épique de la découverte et développement du tai chi, plus d’ampleur sûrement et des nouveaux personnages arrivant à la fin…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…