Critique de Lone Ranger, naissance d’un héros

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The lone ranger

De Gore Verbinski

Avec Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson, William Fichtner

Etats-Unis – 2013 – 2h29

Rating: ★★★☆☆

Vers la fin du dix-neuvième siècle, où l’Amérique n’est encore le pays qu’il est, car nous sommes encore en conquête de l’ouest, un train. Ce train transporte deux hommes assez particuliers. L’un est un jeune avocat éperdu d’une femme qui s’est casée, avec le frère du jeune homme de surcroît. L’autre est un indien nourrissant un corbeau mort et repris de justice avec un autre hors-la-loi. Mais ce train, déraille…

Des films de pirates, il n’y en a pas beaucoup, des westerns, c’est la boulimie. Précédé de Rango, Verbinski continue cette verve avec un Johnny Depp, en grande forme, en même temps il fait la même chose que dans Pirates des Caraïbes, un personnage excentrique loufoque et décalé. La différence est alors Armie Hammer, star hollywoodienne montante bien plus crédible que l’endive Orlando Bloom (sérieux, à part son rôle de Legolas, où avez-vous aimé une prestation de sa part ?). On sent clairement mieux la dimension buddy movie. Mais cela ne suffit pas. En effet ce duo promet mais trop d’humour tue l’humour, de même que l’humour pas bien placé. De même que l’opposition l’homme blanc civilisé et diplômé et l’indien bizarre partisan du troc, trop simple ou mal amené dans certaines situations.

Pourtant cette réflexion est intéressante : comment les indiens ont été destitué de leurs terres, de leur âme, de leur essence, « nous sommes devenus des fantômes » dit un vieux chef indien. Cette appartenance au passé est un adjectif dur et osé dans le discours du film. Mais la bataille de ce peuple, en baroud d’honneur, en dernier signe de courage face à la cavalerie américaine, tombe malheureusement à plat à la fin de la séquence, comme la progression du duo d’héros. Et de plus, la réflexion s’amplifie par l’intérêt des personnages pour la nature, les matières premières, car ce sont des éléments de vie pour l’indien, signe de richesse pour certains…Bref on critique l’impérialisme blanc anglo-saxon protestant (W.A.S.P), mais pas durement ni profondément.

Trop long mais des scènes d’action spectaculaires, m’aboutissant à penser qu’au même titre que Zach Snyder, Tarsem Signh ou Michael Bay, Gore Verbinski est un techno-créatif, Lone Ranger mérite son coup d’œil, surtout pour les fans de la trilogie Pirates des Caraïbes.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…