Critique Le Roi et l’oiseau

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Le Roi et l’oiseau

De Paul Grimault

Avec les voix de Jean Martin, Pascal Mazzotti, Raymond Bussières

France – 1953 – 1h27

Rating: ★★★★★

Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Suite au décès de sa femme oiselle, l’Oiseau élève ses quatre oisillons et conspue le roi. D’ailleurs, ce dernier fantasme sur un portrait d’une bergère dont le regard de la fille tend vers un ramoneur. Une nuit, ces deux tableaux prennent vie, ainsi qu’un portrait du roi…

Œuvre en deux versions, 1953 et 1979, ce conte inspiré d’Andersen propose une esthétique moderne pour ne pas dire avant-gardiste. Un château architectural telle une pièce d’art contemporain ou cubiste, sens dessus-dessous et unique lieu de l’histoire. D’ailleurs, il y a une ville haute en couleurs et une ville basse et sombre, dont le personnage revenant le plus est aveugle jouant de l’orgue de barbarie. À cela s’ajoute le jeu des pièges qui envoient aux oubliettes ou la partie maritime du royaume, on se déplace en jet-ski. Les personnages dans leur dessin ne sont pas en reste par rapport au dessin, des corps fluides, légers et très expressifs.

 Et les deux personnages donnant leur nom à l’œuvre, sont à la fois spectateur et acteurs. Témoins d’un amour, dont l’un est à la recherche et l’autre l’a perdu,  ils sont opposant et adjuvant du couple. C’est une fuite jouant sur l’espace ; hauteur, escaliers et félins affamés ; où la blondeur du couple est en constant contraste avec les personnages, que ce soit le roi et l’oiseau. Parsemées de chansons de Jacques Prévert et d’un humour pas vraiment enfantin, ce conte pose la réflexion de la liberté, du poids de l’image (le reflet brisé… Comme dans Le Congrès) ainsi que d’apprendre de ses erreurs. Ces choses permettent d’accéder au bonheur et de s’ouvrir aux autres.

Grande influence d’Hayao Miyazaki, cet œuvre d’animation est aussi grandiose que celles de l’âge d’or des films Disney, de la même époque : Dumbo, Alice aux pays des merveilles, Les Aristochats etc…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…