Critique de The Iceman

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The Iceman

D’Ariel Vromen

Avec Michael Shannon, Winona Ryder, Ray Liotta, Chris Evans

Etats-Unis – 2013 – 1h45

Rating: ★★★★☆

Richard Kuklinsky, employé de laboratoire de doublure chez Disney (comprenez dans le porno), semble être un homme bien et bon sous tous rapports, bien que très silencieux. Mais ses employeurs, relevant de la mafia, le mettent au chômage à moins qu’il accepte leur proposition: cet homme marié et papa, va devenir tueur à gages…

Second film en 6 mois sur la thématique comment expliquer le libéralisme par le prisme des tueurs à gages après Cogan, (d’ailleurs Ray Liotta jouait dedans et semble avoir un second souffle dans sa carrière avec ses seconds rôles dans celui cité plus haut, celui critiqué là-même et The place beyond the pines), ce long-métrage utilise les mêmes codes. En effet on remarque les mêmes couleurs sombres tirant vers le terne (ce film se déroule entre 1964 et 1986, donc on comprend le côté vintage), mêmes mises en situation lors de meurtres, sauf que ce film donne droit au bon montage classique hollywoodien (l’enchaînement de meurtres), les mêmes discussions dans les espaces clos anxiogènes (voitures, bureau au-dessus du bar, appartements ou maisons) en misant plus sur les figures d’enfermement et d’emprisonnement ou les apartés (un cubain dans sa voiture, flashbacks…). Par conséquent on saisit que ce thriller se veut plus paranoïaque tout en s’interrogeant sur la cellule familiale. Si le personnage de Cogan se montrait exclusivement et uniquement intéressé par l’argent, « Richie » est obsédé de bien s’occuper de sa famille lui qui semble n’en avoir jamais eu d’où certaines étrangetés et bizarreries.

De là quel meilleur choix que ce grand arbre taiseux, nerveux, mutique, en clair borderline que l’acteur Michael Shannon pour le rôle principal? Il tient quasiment le film à lui tout seul, de son jeu tout en explosions ou implosions. De plus, on le voit même danser avant un meurtre ce qui le rend sympathique, ou attachant quand il est avec ses filles. Il est alors le Léviathan, monstre des mers mais selon le philosophe contractualiste Thomas Hobbes (Le contractualisme est un courant moderne de philosophie politique qui pense l’origine de la société et de l’État comme un contrat originaire entre les hommes, par lequel ceux-ci acceptent une limitation de leur liberté en échange de lois garantissant la perpétuation du corps social), « le plus froid des monstres froids » dans une métaphore de la définition de l’Etat. Car c’est aussi une métaphore que l’on peut remarquer dans le film, Richard en Etat-Providence pour sa famille (bijoux, repas, école privée) mais avec cette distance ou certaines attitudes qui mettent par moments les gens mal à l’aise, jusqu’à ce que le système, son système, pète. Ajoutons les bonnes prestations des seconds rôles, de Winona Ryder qu’on voudrait voir plus souvent à nouveau, Chris « Captain America » Evans qui semble s’épaissir, on attend Transperce-neige, et enfin David Schwimmer (le légendaire Ross Geller) méconnaissable.

Alors, la fin justifie-t-elle les moyens?

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…