Critique de Star Trek Into Darkness

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Star Trek Into Darkness

De J.J.Abrams

Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch, Zoë Saldana

Etats Unis – 2013- 2h10

Rating: ★★☆☆☆

 

Starfleet, journal de bord n°12062013, voici déjà 4 années que J.J. Abrams a accepté son poste de Capitaine à bord de L’USS Enterprise avec à son bord un nouvel équipage plein de jeune recrues très prometteuses. Leur première aventure inter-galactique dans l’univers de Star trek a été couronnée de succès et a réussi par la même occasion à réconcilier avec beaucoup de panache les fans et les détracteurs de la série. Espérons qu’ils renouvellerons leurs exploits pour cette nouvelle mission.

A peine démis de ses fonctions pour insubordination, le jeune et impétueux capitaine Kirk embarque à bord de son vaisseau pour une mission à hauts risques. Il s’agit d’ éliminer un mystérieux terroriste caché en territoire Klingon après s’être attaqué à la fédération dans des attentats meurtriers, et cela sans déclencher de conflit entre les deux nations ennemies.

Les états de service du réalisateur J.J. Abrams font de lui un auteur respecté dans la communauté geek, un cinéaste qui a su moderniser avec succès des franchises télévisuelles qui l’ont marqué dans son enfance, époque bénie durant laquelle il fut abreuvé de culture pop. Il s’est d’abord familiarisé avec les outils de narration et de réalisation dans ses créations pour le petit écran, puis il a su affirmer au fil de sa carrière cinématographique son découpage filmique et son approche artistique qui lui permirent de conférer l’ampleur nécessaire à ses histoires. Il lui reste à présent à travailler l’émotion, ingrédient qui fait cruellement défaut à ses œuvres.

Malheureusement dans ce nouvel opus Star Trek, le jeune prodigue paye fort le prix de son arrogance. Trop content de dévoiler un talent certain dans le maniement de la caméra et d’étaler à l’écran son goût du spectaculaire, il en oublie l’essentiel, la substantifique moelle, l’âme de l’univers créé dans les années 60 par Gene Roddenberry : les personnages.

Assisté dans cette aventure par les deux scénaristes Alex Kurtzman et Roberto Orci, essentiellement connus pour leurs méfaits (le pitoyable Cow-boys vs envahisseurs), ils accouchent d’un scénario indigent, un condensé des pires stéréotypes du blockbuster estival à la sauce buddy movie, accompagné de son lot de bons sentiments et d’amitié virile en pyjamas multicolores.

Il en ressort un récit mécanique, prévisible qui insiste bien lourdement sur des détails a priori anodins qui s’avéreront cruciaux dans le déroulement de l’histoire (le triste héritage de Christopher Nolan au film d’action moderne) et se contente de placer quelques lignes de dialogues didactiques pour combler les trous entre deux scènes d’action dont les péripéties aux enjeux à peine esquissés se soldent par un tour de manche salvateur, preuve de la paresse de ses auteurs.

Le spectateur pourrait faire preuve d’indulgence si il avait le droit à des scènes de batailles spatiales un tant soit peu originales, le réalisateur quant à lui se contente de recycler des idées déjà exploitées dans de nombreux autres films du genre, pire encore, il nous refait la scène de chute libre de l’épisode précédent, mais à l’horizontal comme le précise le Capitaine à son comparse.

L’ensemble des membres d’équipage à l’exception de Kirk et Spock, se contente de faire de la figuration, leurs temps de présence très court sur le plateau se résume à quelques répliques et deux ou trois gros plans pour les plus chanceux.

La majorité du budget de l’entreprise fut allouée au département des effets spéciaux, qui, il faut l’avouer, a  fait un boulot exceptionnel, de même pour le rendu impressionnant de la 3d relief qui nous plonge littéralement dans l’espace, dommage que l’on ne vibre jamais pour nos héros.

Etait-il nécessaire de réaliser une suite au récent Star Trek? La question mérite d’être posée tant la pauvreté du script, le traitement affligeant des personnages frisent le mépris et l’indifférence pour les spectateurs. On peut se réjouir d’apprendre que J.J. Abrams quitte la franchise Star Trek, pas sur que les fans de Star Wars l’accueillent à bras ouverts.

Mart1

 

 

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