Critique de Bait

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Bait

De Kimble Rendall

Avec Xavier Samuel, Sharni Vinson et Julian McMahon

Australie/Chine – 2012 – 1h33

Rating: ★★☆☆☆

 

Employé dépressif dans un supermarché, Josh s’apprête à vivre une journée de merde. Ça démarre mal avec Naomi, son ex petite amie, qui se pointe au supermarché pour faire ses courses avec son nouveau petit copain. Il faut savoir que douze mois avant, Josh n’a pu sauver le frère de Naomi d’une attaque de requin (c’est pour ça qu’ils ne sont plus ensembles et que Josh est dépressif). Bref, Josh est dans un piteux état devant son ex mais ça empire lorsque le patron du supermarché l’humilie en lui faisant justement remarquer qu’il est dans un piteux état devant la clientèle (sa chemise est toute en bordel). Mais ça empire encore (le film n’est que succession de machins qui empirent) lorsque deux malfrats armés s’introduisent dans le supermarché pour un braquage qui vire à la prise d’otage…

Alors en fait, Bait c’est un actioner dans le milieu de la grande distribution et Josh va sauver les clients en mode McClane? Non, c’est pas ça du tout. Mais alors pas du tout ! Je ne faisais que reprendre mon souffle et changer de paragraphe (j’en ai aussi profité pour prendre au passage un paquet de chipitos au chocolat mais ça on s’en branle). Donc il y un braquage qui part en sucette et ça continue à empirer lorsque un tsunami s’abat soudainement sur la côte (non, on n’a pas changé de film, vous allez voir…) et inonde le supermarché et ses joyeux occupants. La vague passée, les survivants (grosso merdo, les clampins dont j’ai parlés dans le premier paragraphe) se remettent de leurs émotions tandis que les cadavres des figurants flottent au milieu des paquets de craquofraises et de chipitos au chocolat (putain que c’est bon cette saloperie!). Et là, ça va re-re-empirer de ouf avec l’irruption dans le supermarché de requins blancs qui, du parking au rayon charcuterie, vont se la donner grave. Voyez comme il est bien foutu le film en bouclant la boucle ! Alors qu’il n’a pas pu contrer l’attaque de requins à la cause de son trauma, Josh (qui vient de Joshua, soit le Sauveur en Hébreu, c’est dire le vertige sémiologique du film!) va enfin pouvoir reprendre son destin en main en affrontant ces nouveaux requins comme une allégorie de son impossibilité à passer à l’âge adulte sans Naomi (qui veut dire douceur en Hébreu, ralalah j’tiens plus). C’est magnifique, non ?

Avec son pitch de requins dans un supermarché inondé (oui, j’ai fait long avant mais c’était juste pour meubler – quand à ceux qui trouvent que je mets trop de parenthèses dans mon texte, désolé, j’en ai acheté tout un stock et je compte bien l’amortir), Bait me faisait honteusement rêver depuis que j’avais aperçu une notule dans un numéro de L’Écran fantastique feuilleté il y a plus d’un an chez mon buraliste (bien entendu, durant ma lecture, j’avais pris soin de dissimuler le magazine derrière un exemplaire de Gros Nibards Mag, histoire de ne pas me chopper la honte non plus). Je l’attendais donc autant, voire plus que Django Unchained ou The Dark Knight Rises, tout en ayant la certitude que le film serait d’un niveau tellement bas qu’il ne pourrait pas me décevoir.

On sait que l’Australie abrite les animaux les plus dangereux du monde et que le survival animalier est un genre cinématographique proprement national. Au contraire du réaliste The Reef, Bait est un film de requins qui se veut plus fun, plus gore, plus bigger than life. OK, le scénario ne tient pas la route une seconde, les dialogues sont à chier et les acteurs sont en mode automatique. Pourtant, on peut sentir dans Bait une forme de générosité à vouloir donner le maximum en dépit de moyens très limités, d’autant plus que de nombreux gags tiennent la route (mention spéciale au scaphandre de fortune bricolé avec des paniers métalliques et un tuyau trop court). Narnardesque mais sympathique.

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».