Critique de After Earth

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 2.5/5 (2 votes cast)

 

After Earth

de M. Night Shyamalan

Avec Jaden Smith, Will Smith, Sophie Okonedo

Rating: ★★★☆☆

1000 ans après avoir quitté la Terre suite aux évènements cataclysmiques (pour pas dire qu’ils ont tout ruiné), les Humains ont conquis un nouvelle galaxie… Mais ils n’étaient pas seuls. Ils se retrouvent face aux Ursas, des bêtes aveuglent envoyés par les aliens qui détectent les humains par la peur qu’ils émettent de tout leurs pores. Lors d’un voyage galactique, Kitai et son père Cypher se retrouvent les seuls survivants d’un crash… Sur Terre.

Après le fantastique, l’un des réalisateurs les plus surestimés (Sixième Sens est bien et culte) de ces dix dernières années se met à la science-fiction. D’un point de vue esthétique c’est moyen, des ressassées de vaisseaux d’autres films et des méchants qui ressemblent à rien sinon aux aliens de La Guerre des mondes de Steven Spielberg, qui ressemblaient déjà à rien. Néanmoins, la combinaison que porte le père et le fils avec son aspect changeant et caméléon est originale, avec l’option deltaplane, peut-être le seul objet science-fiction valable dans ce film. Will Smith, jouant le père austère et militaire, avec sa voix rauque, semble se mettre en retrait pour faire briller son fils Kitai/Jaden, comme un passage de relais.

Si le récit stimule peu, tournons-nous vers l’atmosphère. les trois quart du film sont un concentré de survival à tierce personne (le fils qui court, le père blessé immobile qui regarde et conseille) où les rencontres sont hostiles ou quasi-absurdes (un aigle ou faucon…) et la nature luxuriante sans être amicale. Cela suffit à nous tenir en haleine et de nous mettre en tension jusqu’à la fin, à se demander si le metteur en scène n’aurait pas dû se limiter au passage sur Terre. Et, de plus, il aurait fallu zapper cette histoire de fille aînée disparue. Personnellement je ne sais plus quoi penser de Will Smith, entre les rumeurs le disant scientologue, la non-scolarisation de ses enfants et ses films moyens ou non-films depuis À la poursuite du bonheur. Il ne veut plus prendre de risque mise à part pour la carrière de ses enfants stars en herbe… Et Shyamalan, d’un mec surestimé on est maintenant face à un réalisateur moyen.

Deux dernières questions néanmoins: faut-il faire l’expérience d’une mort possible pour que l’humain n’ait plus peur? L’art fait-il partie de la vie d’un artiste ou est-ce confondu avec sa propre vie? Oui ce film m’a évoqué ces deux questions.

Hamburger Pimp

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…