Critique de Trance

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

 

Trance

De Danny Boyle

Avec James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel

Grande-Bretagne – 2013 – 1h35

Rating: ★★★★☆

Simon travaille dans les ventes aux enchères d’oeuvre d’art. Il voit un jour, une séance s’interrompre dû à un vol organisé du tableau Le vol des sorcières de Francisco Goya. Mais cela Simon le savait, car il fait partie de la bande ayant préparé le vol…

Danny Boyle, est connu pour alterner le culte (Transpotting, 28 jours plus tard, Sunshine), le pataud (La plage, Millions) et le grand public (Slumdog Millionnaire, 127 heures) depuis 20 ans. Mais de sa diversité de genres et de formes, il en appelle cette fois-ci à Hitchcock. En effet un héros perdu, une femme fatale (et pour une fois, elle n’est ni blonde ni blanche) et des jeux de miroirs se combinant aux images mentales. Cela mène, au fur et à mesure du récit, à une ambiguïté réel/imaginaire. Cela n’empêche l’anglais oscarisé d’user de ces formes visuelles iconoclastes comme les plongées vertigineuses ou le montage frénétique rappelant la publicité.

Mais la chose qui frappe le plus est la force de la direction d’acteurs. On pouvait se demander ce que James McAvoy et Rosario Dawson, américaine de surcroît, allaient faire chez Boyle. Ils s’en sortent de façon excellente, dans un triangle amoureux complété par l’inépuisable frenchie international Vincent Cassel, son meilleur outre-atlantique derrière Black Swan. Certes, cela peut rappeler Petits meurtres en amis, à juste titre, mais la progression est bien plus psychologique et labyrinthique: la jalousie, le désir, la passion et même le fétichisme.

La fin ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il faudra reconnaître qu’elle est extrêmement bien amenée.  Et surtout, on a l’impression, il se peut que Danny Boyle puisse encore progresser…

Hamburger Pimp

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…