Critique de Infiltré

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Snitch

de Ric Rohman Waugh

Avec Dwayne  Johnson, Barry Pepper, Susan Sarandon et Benjamin Bratt

Etats-Unis – 2013 – 1h52

Rating: ★★☆☆☆

 

Dwayne Johnson veut prouver au tout Hollywood qu’il est un comédien à part entière. Les comédies Disney, et certains films qui exploitaient un sens de l’auto dérision surprenant aux vues de ses premiers rôles au cinéma n’ont pas suffi à lui apporter la reconnaissance tant espérée. The Rock veut son rôle dramatique! Et c’est sur le scénario de Infiltré, film inspiré d’une histoire vraie, qu’il a jeté son dévolu.

Un père de famille accepte d’infiltrer un cartel de drogue afin d’alléger la peine de prison encourue par son fils accusé à tort par les autorités de trafic de stupéfiants.

Voici donc un film peu inspiré, se déroulant sur un canevas scénaristique tellement éculé que le récit devient particulièrement besogneux. L’histoire n’est pas crédible ni dans le registre du drame familial et sa description d’un père de famille aux abois face à une justice peu encline à la clémence, ni dans ses scènes d’actions, trop neutres, qui par soucis de réalité se dispensent de tout découpage filmique digne de ce nom.

Bien que porté par un casting d’acteurs talentueux, qui ont fait leurs classes dans les meilleurs séries américaines, le film est handicapé par la présence de sa tête d’affiche dont l’imposante carrure stéroïdée le rend peu vraisemblable dans son rôle de routier.

Dwayne Johnson se donne pourtant beaucoup de mal pour incarner son personnage, sobre et assez juste dans l’ensemble du métrage. Il lui arrive cependant de compenser maladroitement ses lacunes dans le registre classique  avec un jeux de sourcil caricatural. Il n’est guère aidé par son réalisateur, le très impersonnel Ric Rohman Waugh, dont le parti pris de mise en scène se résume à faire de la caméra épaule pour donner au film un aspect réaliste, et marteler à tue tête dans ses dialogues « C’est la crise! » dans le but de conférer  un accent social à la pauvreté de l’entreprise cinématographique.

Infiltré est un film à regarder chez soi un soir de pluie sur la TNT parce que la télécommande est trop loin et que l’on a la flemme de bouger de son canapé. Ce n’est pas désagréable mais ça n’a pas sa place sur grand écran. Nous conseillons plutôt de patienter une quinzaine et de tenter la vision du nouvel opus motorisé des Fast and Furious ou de s’abstenir jusqu’à la sortie cet été du polar décérébré signé Michael Bay, Pain and Gain, qui dans son genre s’annonce fort prometteur.

 

Mart1

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