Critique de The Place Beyond the Pines

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

 

The place beyond the pines

De Derek Cianfrance

Avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Rose Byrne, Dane DeHaan

Etats-Unis – 2013 – 2h20

Rating: ★★★★☆

Luke Glanton est motard dans un cirque itinéraire où son boulot consiste à rouler à plus de 200 kilomètres/heure à l’intérieur d’une boîte en métal. Il rencontre une ancien flirt, Romina, dont il découvre qu’elle aurait un fils de lui, mais elle s’est déjà remis avec un autre homme. Luke, décidé alors, car il pense que la parentalité lui revient de droit, de braquer des banques pour faire vivre sa toute nouvelle famille…

J’ai une sérieuse impression que tous les réalisateurs engageant Ryan Gosling depuis Drive de Nicholas Winding Refn, semblent avoir perçu quelque chose: le style d’acteur serait peut-être celui du anti-héros mutique, un tantinet romantique, profondément humaniste à la limite de l’écorché vif, bien que je doive l’avoir vu pleurer pour la première fois dans ce film. En effet toute la partie du film lui étant consacré, rappelle par moments l’ange qu’il jouait dans Drive, mais cette-fois-ci un ange déchu et violent, cela se sent dès le premier segment du film, un long plan séquence dans le cirque itinérant où erre Ryan de dos, dans la nuit bleu pétrole. Le metteur en scène, avec qui Ryan Gosling avait déjà tourné Blue Valentine, lui donne une certaine animalité, pourtant coiffé d’une touffe blond platine: c’est un pur sang, un cheval sauvage, courant (roulant) à travers les bois, dans une ivresse de la vitesse.

Son alter ego, Avery Cross, est monsieur-tout-le-monde, mais de son expérience face à Luke, il découvrira la vraie nature du service de police où il travaille et aura peur d’être perverti. Dans sa partie du film, il n’y a plus de plan séquence mais des plans claustrophobes, clos et angoissants, notamment un trajet en voiture…Ce qui apparaissait comme violent au début du film, le semble moins et c’est dans cette optique que Derek Cianfrance fait son récit filmique plus romanesque. En effet, où le personnage de Luke amenait à un traitement brute de la vie, de la réalité, le personnage d’Avery propose plutôt un traitement de certains concepts comme la fatalité, le poids du passé, l’intégrité et la place de l’argent. D’ailleurs évoquons à ces dires les femmes concernant les deux protagonistes, Romina signifiant à Luke que l’argent  ni la force ne sont pas le moteur d’une famille, ou Jennifer signifiant à Avery que la famille est plus important que la travail, bien que la police soit comme une seconde famille.

Malheureusement le film souffre de sa densité du récit, sur la fin, dans la dernière partie du film (« 15 ans plus tard ») se retrouvant avec une étiquette trop Sundance, ce qui était déjà le défaut de Blue Valentine, mais ce thriller dramatique sans réelle enquête est néanmoins prenant.

Hamburger Pimp

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…