Critique des Croods

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The Croods

De Chris Sanders et Kirk DeMicco

Avec les voix de Nicholas Cage, Emma Stone (anglais), Kev Adams, Bérangère Khrief (français)

Etats-Unis – 2013 – 1h32

Rating: ★★★★☆

Eep, fille des cavernes, vit avec sa famille composé de son père, sa mère, son petit frère, sa petite sœur et sa grand-mère. Et malheureusement qui dit fille des cavernes dit une vie austère où la plupart du temps on est cloîtré dans l’obscurité d’une grotte. Ce qui l’amène un soir à sortir en ayant aperçue une lueur…

Si on ressent une grande lutte de toute beauté  entre les studios Pixar et Dreamworks (Dragons, Rebelle, Ralph et prochainement Monster University), ce dernier opus la continue. Une héroïne rousse, comme Mérida, impétueuse et indépendante, comme Mérida. Mais c’est un conflit avec son père plutôt qu’avec sa mère et ce traitement de la famille peut aussi rappeler Les Indestructibles, ils ont l’air d’une famille de super héros. En effet avec le travail de la vitesse et de la force lors de la première séquence, une chasse se transformant en partie de rugby, le graphisme indique une famille haute en couleurs. De là toute l’interrogation de l’éducation des enfants, ce qu’il faut leur interdire, quand faut les encourager, la découverte etc… Dreamworks avait déjà un film sur une famille auparavant ? Du moins sûrement pas dans un travail traitant du clair obscur (double-sens) ou d’une foison de couleurs à la limite du psychédélisme avec des animaux fusionnés ou transformés (baleine avec des pâtes, oiseaux carnivores, tortues volantes…)

C’est un film à plusieurs lectures ou plusieurs parties. Il est beaucoup travaillé la notion de conte de voyage, d’apprentissage, parsemé de séquences de teen movie : la tension entre Guy et Eep, mal vu par le père Grug. Ce qui amène à un duel de mâles, de virilité entre le père et le prétendant, juste avec l’Apocalypse, une pluie de météorites ponctuant des tremblements de terre, qui arrive. Pour ce qui est du dernier degré de lecture, il est question de la perception du progrès et du changement que l’on doit faire face à cela et surtout « ne jamais avoir peur, ne jamais se cacher ». D’ailleurs la lutte entre les deux hommes est l’homme des cavernes face à l’homme utilisant ses capacités cérébrales.

Un film qui peut plaire à tout le monde et sûrement le film d’animation de ce début d’année et du printemps qui tarde. Toujours vers la lumière…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…