Critique de Jack le chasseur de géants

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Jack the Giant Slayer

De Bryan Singer

Avec Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor et Stanley Tucci

Etats-Unis – 2013 – 1h54

Rating: ★★★★☆

Jack est un modeste fermier parti au château vendre son cheval. En échange, il récupère d’étranges haricots magiques qui, au contact de l’eau, font pousser de gigantesques tiges montant droit au ciel. Accompagnant les gardes royaux partis à la recherche de la princesse Isabelle, Jack va vivre une aventure pleine de péripéties dans une guerre opposant les Hommes aux Géants.

Les contes et le mash-up étant dans l’air du temps, on ne sera guère surpris par l’arrivée de ce Jack le chasseur de géants qui combine le conte de Jack le tueur de géants avec celui de Jack et le Haricot magique. Aux commandes du projet, on retrouve Bryan Singer, éclaireur du cinéma nolanien avec Usual Suspects en 1995 et du cinéma marvelien aux débuts des années 2000 avec ses deux X-Men. Au sein du prestigieux studio Legendary Pictures, poids lourd du blockbuster classieux avec lequel il avait déjà collaboré pour Superman Returns (presque ironique puisque le prochain Man of Steel est désormais chapeauté par Nolan dans le même studio), Bryan Singer revient mettre les pendules à l’heure de la Fantasy familiale (goût Harryhausen de synthèse) après l’indigeste Choc des titans et sa suite.

On ne va pas bouder son plaisir trop longtemps. Jack le chasseur de géants est proprement emballé par Bryan Singer qui se montre virtuose mais pas génial. Le scénario choisit de concentrer sa trame fantastique uniquement sur ses haricots et ses géants (lesquels incluent des archétypes comme les trolls ou les ogres) et d’en exploiter le maximum de scènes-types. A défaut d’innover, Bryan Singer rejoue des partitions déjà entendues ailleurs (notamment chez Peter Jackson). L’ensemble est donc impersonnel mais reste généreux en spectacle et exhaustif sur les mythes qu’il retravaille, n’hésitant pas à parsemer ci et là quelques motifs empruntés à Jack et le Haricot magique mais laissés de côté par l’intrigue (l’œuf, la lyre d’or).

Trouvant un juste équilibre entre le conte et le cinéma d’heroic fantasy, Jack le chasseur de géants est mené sans temps mort par un Bryan Singer qui traite son sujet avec la plus grande attention, livrant une quête épique avec, en prime,  un gargantuesque final où la forteresse royale est assiégée par les monstres. Et en moins de deux heures chrono. Si tous les tâcherons d’Hollywood pouvaient s’impliquer avec la même passion dans leurs films de commande…

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».