Tendance New Age en 10 films

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Laissez-vous transporter dans une autre dimension. Une dimension faite non seulement de religions bricolées et de pratiques ancestrales mais aussi de pseudo-sciences. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont votre ouverture d’esprit. Un voyage au bout du néant où il n’y a qu’une destination : le New Age.

 

THE FOUNTAIN (2006)

De Darren Aronofsky

Mélodrame en trois espaces-temps mêlant religion maya, christianisme et bouddhisme, The Fountain raconte le calvaire de son héros à travers ses différentes incarnations : conquistador à la recherche de l’Arbre de Vie pour la reine Isabelle d’Espagne, scientifique en quête du remède à l’incurable maladie de sa bien aimée, voyageur inter dimensionnel amenant son Arbre de Vie vers l’étoile mourante Shibalba. Au bout du voyage, une  même histoire qui va se répéter à travers les âges pour sauver l’Etre aimée.

 

BLUEBERRY, L’EXPERIENCE SECRETE (2004)

De Jan Kounen

Pour passer d’une dimension à une autre, il faut d’abord affronter ses propres démons à travers un voyage intérieur. Adaptation audacieuse de la bande dessinée culte de Charlier et Moebius, Blueberry ajoute au décorum western initial une énorme dimension New Age, essentiellement due à Jan Kounen, alors passionné par les voyages chamaniques et surtout l’Ayahuasca, un breuvage hallucinogène utilisé lors de ces rites (Kounen réalise même en parallèle un documentaire à ce sujet, D’autres mondes).

 

ENTER THE VOID (2009)

De Gaspar Noé

La mort comme si vous y étiez. Le Bardo Thödol, plus connu sous le nom du Livre des morts tibétain, décrit le voyage de l’âme entre la mort et la résurrection. Avec Enter the Void, Gaspar Noé choisit d’illustrer les différentes étapes de ce « voyage astral », où l’âme quitte  son corps pour en trouver un autre, en optant pour une caméra en vue subjective et en plan séquence. Le concept est ultra-rigide et Gaspar Noé s’y tient à la lettre. Près de trois heures en lévitation totale qui agaceront ou fascineront.

AU-DELA (2010)

De Clint Eastwood

A 80 ans, Clint Eastwood s’interroge lui aussi à ce qui nous attend après la vie avec son mystique Au-delà. Trois destinées qui vont s’entrecroiser : une journaliste française qui fait une expérience de mort imminente lors du tsunami de 2004, un petit garçon qui perd son frère lors de l’attentat du métro londonien de 2005, un ouvrier américain qui peut communiquer avec les morts. Alors, c’est quoi le sens de la vie ? C’est de nous aimer vivant et de ne pas attendre que la Mort nous trouve du talent.

 

THE TREE OF LIFE (2010)

De Terrence Malick

Même questionnement chez Malick qui fait de The Tree of Life un poème mystique à la gloire de la Grâce, ce moment où Dieu parait s’incarner dans la nature. Un concept chrétien que Malick parvient à sublimer en lui donnant une portée agnostique. Si les forces colossales qui régissent l’Univers sont d’origine divine, pourquoi le Grand Créateur s’évertue à détruire ou laisser mourir sa Création ? Et dans ce cas, comment vouloir avoir confiance en Lui ? Contentons nous de nous émerveiller d’être en vie.

 

MR. NOBODY (2009)

De Jaco Van Dormael

Une vie ne suffit pourtant pas à explorer tous les alternatives qu’elle nous offre. Nemo, le héros de Mr. Nobody, n’a pas ce dilemme puisqu’il peut remonter le cours de sa vie et se confronter à nouveau aux choix cruciaux de son existence : rester avec sa mère ou son père lorsque ceux-ci divorcent, choisir la femme de sa vie… S’appuyant sur des concepts scientifiques vertigineux (théorie des cordes, Big Crunch, théorie des états relatifs), Jaco Van Dormael fait du Multivers (le grand tout qui contiendrait tous les Univers dont le notre) un théâtre de l’infini où nos multiples incarnations joueraient toutes les variations possibles avant de disparaître dans l’Éternité.

 

PREDICTIONS (2007)

D’Alex Proyas

Nicolas Cage est en panique depuis qu’il possède une bien étrange liste de chiffres annonçant la date, le lieu et le nombre de victimes des catastrophes à venir. Il a même un scoop : la fin du monde est imminente ! En effet, la Terre va être réduite en cendres par une éruption solaire. Seule solution pour Nicolas Cage : trouver des extra-terrestres sympas qui vont bien vouloir embarquer son fils sur une autre planète. En cherchant un peu, on doit trouver ça facilement.

 

MELANCHOLIA (2011)

De Lars von Trier

Partie d’une interprétation ésotérique du Calendrier maya, l’idée d’une fin du monde devant intervenir le 21 décembre 2012 a généré toute une vague de films apocalyptiques. Même le cinéma d’auteur s’y est mis avec Melancholia du trublion Lars von Trier qui envoie une gigantesque planète droit sur la Terre. Une catastrophe hautement symbolique pour l’héroïne du film, atteinte sans raison d’une profonde tristesse le jour de son mariage. Du New Age dépressif.

 

CLOUD ATLAS (2012)

D’Andy & Lana Wachowski et Tom Tykwer

La réincarnation, ça fonctionne par groupe de dix personnes environ. A travers six époques (de 1849 à 2321), certains restent bons, d’autres le deviennent. Quant aux gros cons irrécupérables, ils ne font qu’empirer à travers le Temps. Cloud Atlas est le blockbuster du genre. Certains le comparent déjà à 2001, l’odyssée de l’espace. Bon, il faut avouer que ce qui fait son originalité et sa philosophie a été picoré dans plusieurs des films cités précédemment mais l’exercice de style reste joliment exécuté.

 

THE MASTER (2012)

De Paul Thomas Anderson

Finalement, ça sert à quoi de croire à toutes ces conneries ? Est-on vraiment plus heureux lorsque l’on a trouvé un quelconque sens mystique à sa vie ? Pourquoi avoir besoin de placer une autorité supérieure au-dessus de soi ? S’inspirant des débuts de la Scientologie, lorsque L. Ron Hubbard rédigeait sa Dianétique, The Master explore ces questionnements existentiels avec une froideur réaliste. On croit ce que l’on a envie de croire et c’est toujours monétisable. L’important, c’est d’être libre de mener sa vie comme on l’entend. Ni dieu, ni maître… C’est tout con en fait le sens de la vie.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».