Critique de Paranormal Activity 4

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Paranormal Activity 4

De Henry Joost et Ariel Schulman

Avec Kathryn Newton, Katie Featherston et Stephen Dunham

Etats-Unis – 2012 – 1h33

Rating: ★☆☆☆☆

Il y a cinq ans, Katie a enlevé son neveu Hunter après avoir décimé toute sa famille. Mais la jeune femme réapparait avec le gamin (qui s’appelle maintenant Robbie) dans la maison située non loin de celle d’Alex, une ado qui se filme en permanence avec sa webcam. Une nuit, Katie disparait et Robbie est logé quelques jours dans la maison de la famille d’Alex qui va connaitre les joies des bruits dans la nuit et des portes qui s’ouvrent toutes seules.

Inertie et répétition. Voilà deux termes qui collent parfaitement à l’esprit de la saga Paranormal Activity, initiée pour pas un rond par Oren Peli en 2007. Inertie pour ses longs plans d’intérieurs nuit où le spectateur est invité, tout comme dans Où est Charlie ?, à combler son ennui en cherchant où se trouve le Mal dans l’image (un lustre qui bouge, une ombre fugitive). Répétition dans sa succession de plans identiques portés par un détail inhabituel qui va se reproduire en s’aggravant (ici, les errements nocturnes d’un enfant bizarre, problème bien connu des familles d’accueil).  Après un troisième volet en mode prequelle qui revenait sur l’enfance de Katie et Kristie et ajoutait la sorcellerie au background de la série, ce quatrième volet se raccorde ainsi directement au deuxième mais ca ne sera pas encore celui-là  qui viendra refermer la saga.

Vu que la saga ne bouge pas d’un iota, le constat sera toujours le même. Ceux qui kiffent Paranormal Activity kifferont ce quatrième volet tandis que les autres trouveront ça encore plus emmerdant qu’avant. Quelques marques bien placées (Quicktime, Google et la Xbox Kinect qui permet maintenant de voir les esprits) mais aussi quelques influences clairement affichées dans le film. Déjà responsables de l’épisode précédent, Henry Joost et Ariel Schulman situent ainsi la saga entre Shining de Kubrick (bruit de trompettes) et les vidéos débiles qu’on s’envoie par mail, celle où l’on nous demande de fixer attentivement une photo des plus banales (un séjour, une chambre) et de monter le son pour bien entendre avant qu’un visage flippant en gros plan assorti d’un cri qui fait hurler les baffles nous fasse légitimement sauter de peur sur notre siège (si quelqu’un sait comment s’appelle ce genre de vidéo, qu’il laisse un com, on apprendra au moins un truc sur cette page). Un effet vieux comme le cinéma sonore que Paranormal Activity 4, tout comme ses prédécesseurs, ne se gène pas d’utiliser pour un oui ou pour un non.

Sinon, le DVD édité par Paramount contient la version longue (1h32 contre 1h24 !!!) ainsi qu’une bonne vingtaine de minutes de scènes coupées. That’s all ? That’s all mon commandant !

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».