Critique de Hansel & Gretel: Chasseurs de sorcières

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Hansel & Gretel : Witch Hunters

De Tommy Wirkola

Avec Jeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen et Peter Stormare

Allemagne/Etats-Unis – 2013 – 1h28

Rating: ★☆☆☆☆

Hansel et Gretel ont bien grandi depuis qu’ils ont tué la sorcière de la maison d’épices. Désormais adultes, le frère et la sœur sont devenus des chasseurs de prime qui sillonnent la contrée en quête de sorcières à dégommer. Leur nouveau contrat, ciblé sur la terrible sorcière Muriel, va mettre à jour un secret qui les concerne depuis toujours.

Après Blanche-Neige et le Chasseur et Abraham Lincoln : Chasseur de vampire et en attendant Jack le chasseur de géants, voici donc Hansel & Gretel : Chasseurs de sorcières qui revisite le conte des frères Grimm à la sauce Bad Ass. Des gros flingues, des arbalètes, du gore et des répliques pleines de fuck sont ainsi amenés par le réalisateur norvégien Tommy Wirkola, révélé en 2009 par Dead Snow, comédie horrifique mélangeant zombies et nazis. Enfin révélé… cela reste certes un grand mot tant Dead Snow avait toute les qualités requises du DTV sympa mais guère transcendant.

Passons sur la prétendue originalité de ce Hansel & Gretel : Chasseurs de sorcières qui ne fait que suivre le mouvement opérée par Hollywood d’une fantasy remise au goût du jour. Est-ce que l’histoire de Hansel et Gretel peut se prêter à un traitement aussi roublard ? Pourquoi pas, à condition de ne pas lésiner sur la surenchère et la déjante. Et à ce titre, le film de Tommy Wirkola est déjà à côté de la plaque. Le traitement Bad Ass de l’histoire tient principalement d’une attitude poseuse de son auteur qui masque difficilement ses manques d’inventivité et d’originalité derrière un déluge d’effets gore trop proprets pour convaincre et de punchlines aussi prévisibles que molles. Ca se désire drôle mais ça ne l’est malheureusement pas du tout. N’est pas Sam Raimi qui veut. Tommy Wirkola ne possède pas non plus la maîtrise de l’esbroufe d’un Timur Berkmambetov qui lui aurait permis de donner plus de consistance à son  matériau de base et d’élever son œuvre juste au-dessus des pâquerettes. Pire, il se permet quelques emprunts audacieux (dont la prise d’otage façon 40 tueurs de Samuel Fuller : tirer d’abord sur l’otage pour mieux dézinguer le preneur d’otage) dont il ne semble pas comprendre la mécanique. Résultat : ça tombe à plat en permanence !

J’aurai eu dix ans, Hansel & Gretel : Chasseurs de sorcières aurait été un film certainement plus divertissant à mes yeux. Manque de bol, il est interdit au moins de douze et se prive du seul public qui ne l’aurait pas trouvé gnangnan. C’est ce qu’on appelle un tir mal ciblé.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».