Critique de Shadow Dancer

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Shadow Dancer

De James Marsh

Avec Andrea Riseborough, Clive Owen, Gillian Anderson

Grande-Bretagne, Irlande, France – 2012 – 1h42

Rating: ★★★☆☆

 

 

C’est une petite fille, Collette, qui découvre la mort, très jeune, son petit frère a été tuée par balles dans le conflit entre les irlandais et les britanniques. C’est une petite fille qui a grandit et qui a épousé les mêmes causes activistes que ses frères de l’I.RA. Mais d’un attenta avorté, elle est arrêté par les services secrets anglais…

Après le magnifique Bloody Sunday de Paul Greengrass et un autre film que ce dernier a produit sur le même sujet, nous voici face à un nouveau film sur la question de l’humanisme ou non qui habite les adhérents de l’I.R.A. Et bien entendu les rapports qu’ils ont avec les autorités britanniques. C’est un film d’espionnage-thriller tout en retenue et sobriété car c’est un thriller d’espionnage d’intérieur. Par cela comprenez que ce la va être des discussions à huis-clos, dans des hôtels, des bureaux ou même des voitures.  À cela, la bonne vieille ambiance paranoïaque par une succession de plans rapprochés tout au long du film, signifiant le peu d’échappatoire des personnages. Tout au long, cela donne malheureusement une mise en scène très académique et scolaire mais juste et claire. Il y a néanmoins des grains de folie, l’attentat raté sur un policier précédant  l’enterrement d’un activiste.

Mais le film est aussi une rencontre sentimentale, composé des  cinq étapes, entre l’agent anglais Mac et l’activiste Collette. D’une observation de l’un, à la l’ornière d’une porte à la parole de l’autre, au départ quasiment muette, se créé une alchimie bancale mais prenante. D’autant plus que c’est une relation impossible, que ce soit sentimentale ou professionnelle, cela renvoie aux faits que ce sont tous deux des pions de l’échiquier mondial de la lutte contre le terrorisme. Et cela fait d’eux les personnages les plus humains du film car ils doutent et écoutent leur âme, quand les autres personnages sont persuadés de toujours faire le bon choix. Pour la suite des étapes, ce sera un amour platonique dont l’apogée est un baiser maladroit.

La retournement de situation à la fin du film est détonnant mais dans l’ensemble on a l’impression que ce récit nous a été trop de fois conté. Peut-être que c’est plus un film pour les amateurs du genre.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…