Le glaire et le glamour

 

 

 

 

Vendredi dernier, nous avons pu assister à la 38ème cérémonie des Césars où Jamel Debbouze fût président de la Cérémonie et à la 85 ème cérémonie des Oscars dans la nuit de dimanche. Si vous avez suivi le top 2102 de Cellulo, vous verrez qu’il y a une grande différence avec les choix de la profession. Cela ne nous gêne pas car on avait nos favoris pour ces cérémonies. Mais auparavant je voudrais rappeler un point qui fait encore débat: l’art a-t-il besoin de ce genre de cérémonie compétitive? Certains voient cela comme dépassé, d’autres reprochent à ces cérémonies de faire du clientélisme ou tout simplement de n’être pas représentatif du cinéma national, en France comme aux Etats-Unis.  Voyons en détail maintenant les deux cérémonies. Antoine de Caunes, abonné en présentateur (l’esprit canal) pour la 9ème et dernière fois, nous a refait le coup d’apparaître dans les films français de l’année en pastiche et nous a refait le coup du joint pour les perdants. Jamel Debbouze, ce qui est une grande première pour le cinéma français de choisir une icône de la diversité (mais pas que) a fait bonne figure mais cela reste de l’anecdotique, car d’une part les blagues essayés entre lui et De Caunes sont souvent tombés à plat (non le téléphone rouge ce n’est pas drôle) et même le risque avec la confrontation de François Damiens, qui commençait bien finit, en eaux de boudin. De plus, il se peut que maintenant aux Césars, les discours de remerciement soient minutés, pourtant il n’y a pas de publicité et les personnalités américaines nous envient cela. Mais entre minuter un speech de remerciement et s’asseoir par terre en regardant sa montre en attendant que la productrice d’Amour ait fini de parler, il y a un fossé qui s’appelle la politesse ou la bienséance. De même qu’Antoine De Caunes qui s’amuse avec une trottinette suivi des acteurs du film Les Kaïras qui font la même chose ensuite (rendez-vous compte que le film que je viens de citer est le film français le plus rentable de l’année 2012 et ils ne sont pas plaints de ne pas être nommés comme un certain nordiste payé des millions pour pas grand chose…). Au final du palmarès, Celluloïdz constate toujours le même problème: on récompense toujours des comédies populaires (les seconds rôles du film Le prénom) ou les drames (Amour mais Haneke c’est de la grande classe), quand les onvis sont boudés, Holy Motors. Comparé aux Américains, c’et une autre dimension. Si tout le monde pressentait Daniel Day-Lewis, ce n’était pas sûr pour Christoph Waltz (notre favori à Cellulo car on n’est pas unanime sur Django à la rédaction mais tous d’accord sur sa prestation). Pour ce qui est des actrices, Cellulo ne fera pas d’articles sur Hapiness Therapy (pourtant on adore Jennifer Lawrence, du moins j’adore) car c’est une comédie dramatique, ni sur Les Misérables car ce n’est pas une adaptation de Victor Hugo mais de la comédie musicale de Broadway. On  remarque aussi une certaine diversité des récompenses, que ce soit le documentaire encensé sur nos pages Sugarman (déjà lauréat du Bafta), L’odyssée de Pi ou Argo, deux films aussi appréciés par les rédacteurs.  Je pourrais aussi citer le court-métrage d’animation buzz Paperman, Rebelle mais je finirais par le cas de classe ultime qui fait que les Oscars feront toujours rêvé, la dernière statuette, celle du meilleur film, a été annoncé par la Première Dame Michelle Obama, nouvelle reine du net d’ailleurs pour ses pas de danse de maman.

On dit que si on plaît à tout le monde c’est que l’on plaît à personne ou à n’importe qui. Que ces cérémonies s’y essayent à nouveau de prendre des risques, pour de vrai, afin que le cinéma reste le grand gagnant de ces soirées, sinon faisons comme Jennifer Lawrence sur la photographie qui suit. Suivent les palmarès.

Le palmarès de la 85ème cérémonie des Oscars :

Meilleur film :Argo de Ben Affleck

Meilleur acteur :Daniel Day Lewis pour Lincoln

Meilleure actriceJennifer Lawrence dans Happiness Therapy

Meilleur réalisateurAng Lee pour L’Odyssée de Pi

Meilleur scénario original :Quentin Tarantino pour Django Unchained

Meilleure adaptation :Chris Terrio pour Argo

Meilleure chanson :Skyfall par Adèle

Meilleure musique : Mychael Danna pour L’Odyssée de Pi

Meilleur montage :Argo

Meilleure actrice dans un second rôle :Anne Hathaway pour Les Misérables

Meilleur film étranger :Amour de Michael Haneke

Meilleur documentaire :Sugar Man

Meilleur court-métrage documentaire :Inocente

Meilleur court-métrage de fiction :Curfew

Meilleure photographie : Claudio Miranda pour L’Odyssée de Pi

Meilleur long-métrage d’animation :Rebelle

Meilleur court-métrage d’animation :Paperman

Meilleur acteur dans un second rôle :Christoph Waltz dans Django Unchained

Le palmarès de la 38ème cérémonie des Césars:

Meilleur film : Amour de Michael Haneke

Meilleur réalisateur : Michael Haneke pour Amour

Meilleur acteur : Jean-Louis Trintignant pour Amour

Meilleure actrice : Emmanuelle Riva pour Amour

Meilleur court-métrage : Le Cri du homard de Nicolas Guiot

Meilleur montage : Juliette Welfling pour De Rouille et d’os

Meilleur documentaire : Les Invisibles de Sébastien Lifshitz

Meilleure second rôle féminin : Valerie Benguigui dans Le Prenom

Meilleur scénario original : Amour de Michael Haneke

Meilleure musique originale : Alexandre Desplat pour De Rouille et d’os

Meilleur film étranger : Argo de Ben Affleck

Meilleure photo : Romain Winding pour Les Adieux à la reine

Meilleur espoir masculin : Matthias Schoenaerts pour De Rouille et d’os

Meilleure adaptation : Thomas Bidegain et Jacques Audiard pour De Rouille et d’os

Meilleur film d’animation : Ernest et Célestine

Meilleur second rôle masculin : Guillaume de Tonquedec  dans Le Prenom

Meilleur premier film : Louise Wimmer de Cyril Mennegun

Meilleure espoir féminin : Izia Higelin dans Mauvaise fille

Hamburger Pimp

 


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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…