Critique du Canardeur

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Thunderbolt and Lightfoot

De Michael Cimino

Avec Clint Eastwood, Jeff Bridges

Etats-Unis – 1974 – 1h55

Rating: ★★★★☆

 

Suite à un vol de voiture, un jeune homme prend, plus ou moins en auto-stop, un pasteur qui n’en est vraiment pas un poursuivi par un tueur. Ils se lient tous deux d’amitié avec des hommes à leur trousses…

Premier film de Cimino, placé au départ sur le thème de la religion et de l’amour des voitures, on pourrait croire à un road movie comme les années 70 en ont connu, cet espoir de vie nouvelle. Mais il place son récit plutôt dans le choc des générations, « Pied de biche », un sorte de hippie un peu punk un peu bohème « C’est pas l’argent qui m’intéresse », face à John ancien héros de guerre désabusé du monde et gangster old school. Tous deux vont vers le sud plutôt que l’ouest, à travers des grands espaces naturels (champs de blé, rocheuses, forêts…), figure qui sera cher au réalisateur dans sa mise en scène. Et on peut ajouter qu’on voit les prémices du western urbain, d’ailleurs avec sa pair de protagnistes on peut penser au film de 1970 Butch Cassidy and the Sundance Kid, long-métrage aussi de choc des générations.

De la seconde partie du film, les deux amis se retrouvent à quatre, dans une dimension de caper movie (film de cambriolage ou de braquage) tout en distillant une réflexion sur le prolétariat (vous avez déjà vu des mecs prendre des boulots lambda pour financer leur braquage? C’est loin du glamour Ocean’s Eleven). Mais on réfléchit aussi sur la jeunesse, faut-il en avoir en peur ou comprenons-là encore, la première partie du Nouvel Hollywood s’essayait à défendre un mode de vie nouveau, repris des beatniks, il en est état dans le film. Et pour finir, pour ce qui est du braquage à proprement parler, un travail de rythme impressionnant que ce soient les mouvements de caméra ou le montage, installant une tension à la limite de la survie…

Ce film est une ode aux doux-dingues qui veulent être libres à tout prix, quitte à en payer de sa vie, car le Nouvel Hollywood nous rappelle aussi, jusqu’en 1975 à peu près, que cette liberté est faite de sacrifice…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…