Critique de Gangster Squad

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Gangster Squad

De Ruben Fleischer

Avec Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Emma Stone

Etats-Unis – 2012 – 1h53

Rating: ★★★☆☆

 

Après la Seconde Guerre mondiale, La côte ouest est en proie à un parrain de la mafia. Mickey Cohen, ancien boxeur new-yorkais, contrôle la Cité des Anges d’une main de fer, en achetant la police, les juges etc… À la tête de Los Angeles Police Departement, Bill Parker décide de créer une brigade un peu spéciale qui agirait dans l’ombre face au caïd…

Dans une ambiance de film noir à l’ancienne, Ruben Fleischer, remarqué par Zombieland, s’essaie à la chronique d’un groupe de policiers un peu spécial, littéralement « en guerre », du moins ce sera souvent répété à la limite du mantra. Pour cela il décline les motifs lié à son sujet : les garçons solitaires face aux hommes mariés, l’amoureux transi de la femme qu’il ne faut pas, le vieux briscard accroché à son colt, le méchant avide encore plus qu’avide, la femme fatale rousse, donc une rousse incendiaire… Malheureusement, les séquences sont aussi déclinés de cette même manière. Certes, le combat est livré de façon brute à la limite du survival, d’ailleurs ils ne sont pas souvent blessés dans les 3/4 du film, mais cela fait un peu catalogue.

De plus, le réalisateur ne filme pas vraiment la ville mais les rêves et les images qu’on s’en fait dans les cartes postales: Chinatown, les clubs de music-hall ou les casinos illégaux. Il n’empêche que l’humour ponctue bien le film face aux scènes d’action plutôt scolaires hormis la première (ratée…) et la dernière, la course-poursuite unique du film est à mon sens trop floue. Mais surtout le problème du film est qu’il fonctionne au niveau du récit comme Les Incorruptibles de Brian de Palma: un leader naturel, partagé entre sa femme enceinte et son esprit de soldat buté (franchement Costner/Brolin, même combat), un méchant aux attitude de roi capricieux tuant comme il respire (de Palma avait de Niro, Fleischer a Penn, même stature) et les sacrifiés de la bande sont les mêmes.

Néanmoins, le groupe fonctionne bien à l’écran et Ryan Gosling, en grande hype en ce moment (2013 sera-t-elle vraiment son année car 2011 c’était pour Michael Fassbender), ne prend pas toute la couverture sur lui et je crois que c’est le sujet principal du film, comment créer un groupe d’héros de l’ombre…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…