Une bande annonce pour The Last Exorcism Part II

 
 
 

Cela faisait à peine une semaine que Celluloïdz existait lorsque parut la critique de The Last Exorcism de Daniel Stamm. A l’époque, alors que la déferlante Found Footage / Film d’exorcisme n’en était qu’à sa première houle, le film nous avait plu, de par l’originalité qu’il parvenait à acquérir malgré la reprise de codes convenus de ces deux genres, ainsi que  l’interprétation bluffante de la jeune Ashley Bell.

L’annonce d’une suite avait de quoi refroidir. Difficile d’en envisager une, au vue du twist (mais après tout Paranormal Activity parvient bien à tirer sa corde depuis bientôt cinq films), mais surtout difficile d’en envisager une sans Cotton Marcus, personnage emblématique et central du premier opus. On en était venu à se dire que cette affaire n’allait pas voir le jour, ou que si c’était le cas, cela ressemblerait à Blair Witch 2: pas de found footage, pas de suggestion, un brodage grossier sur la mythologie du premier, du folklore et des jumpscares

Et bien, bingo! La bande annonce présage d’ores et déjà de tout cela. Fini les grimaces terrifiantes d’Ashley Bell, exit le soucis documenteur ultra réaliste et bonjour l’énième film d’exorcisme pompé honteusement sur l’originel de Friedkin.  En moins de trois minutes, ce trailer nous annonce un festival de poncifs, déjà vu dans Le Rite, Devil Inside et TOUS les films avec démons et possessions sortis depuis… toujours!

Toujours produit par Eli Roth, qui décidément a autre chose à foutre que faire ses propres films (on t’aime Eli, mais arrête de filer ta thune aux autres et mets toi derrière une caméra, fumiste), mais cette fois réalisé par un certain Ed Gass-Donnelly, The Last Exorcism Part II témoigne d’une réalité propre aux années 2000: les suites de films, c’est souvent de la merde.

Quid des 80’s, des Gremlins 2, des Terminator 2 , des Retour vers le Futur 2, des Mad Max 2 ? Quid de cette époque où l’on soignait tellement le second film qu’il pouvait être aussi bon voire meilleur que le premier? Et on s’étonne encore d’être une génération de nostalgiques…

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.