Critique de Sugar Man

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Searching for Sugarman

de Malik Bendjelloul

Avec Sixto Dìaz Rodriguez

Grande-Bretagne, Suède – 2012 – 1h25

Rating: ★★★★★

Fin des années 60, Detroit, ville industrielle et ouvrière américaine. C’est aussi le foyer de la Motown, où un chanteur et joueur de guitare, Rodriguez est signé chez une de leurs filières…

Malik Bendjelloul réalise un documentaire sur l’une des plus belles légendes de la musique occidentale, car elle est vraie. D’une ancienne habitude, voire d’une ancienne tradition de ces rockeurs venant des milieux prolétaires, en voilà un bien ancré. Sixto Rodriguez, homme énigme dont les producteurs ne comprennent toujours pas 40 ans après les raisons du non-succès de l’artiste, peut-être le fait qu’il soit latino ou trop « spécial ». Des chansons mis en scène dans l’œuvre documentaire, la réalité telle qu’elle est, on discute et réfléchit sur la possible mort de l’artiste ainsi que sa manière.

Et, n’étant jamais prophète en son pays, la traversée de l’océan épaissit le récit où la musique de Rodriguez trouve un écho dans la lutte de l’Apartheid en Afrique du Sud, les chansons de « protest song » retrouvent tout leur sens. Alors nous sommes comme dans une partition de jazz, avec son effet responsoriale : les questions sont sud-africaines, les réponses américaines. Rodriguez, semblable à l’Arlésienne, apparaît au final au détour d’ « une fenêtre ouverte sur le monde », comme nous définissons le cinéma. Il n’a fait que deux albums mais c’est une attitude d’artiste, une vie dédiée à l’art, telle que le définit le pianiste Glenn Gould : « L’objectif de l’art n’est pas le déclenchement d’une sécrétion momentanée d’adrénaline, mais la construction, sur la durée d’une vie, d’un état d’émerveillement et de sérénité ». Et tout ceci est tellement réel, vrai qu’on n’y croît pas ou qu’on croît en Dieu.

Certains diront Bob Dylan, Leonard Cohen ou d’autres diront Joan Baez, je dirais Rodriguez, lui dont la musique a peut-être prophétisé la musique unitaire et unifiée du pays de Nelson Mandela qu’est Die Antword. À quand un projet de Karen Dalton…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…