Critique de Premium Rush

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Premium Rush

 de David Koepp

avec Joseph Gordon-Levitt, Michael Shannon et Dania Ramirez

Etats-Unis – 2012 – 1h31

Rating: ★★☆☆☆

Coursier le plus rapide de New-york, Wilee (Joseph Gordon-Levitt) et son fixie, se retrouvent impliqués dans une sombre histoire mafieuse lors d’une course de routine. S’en suit alors, une course-poursuite effrénée entre le jeune coursier intrépide et un policier véreux (Michael Shannon), voulant récupérer le pli par tous les moyens. En réunissant des acteurs parmi les plus plébiscités de 2012 (Joseph Gordon-Levitt : The Dark Knight Rises, Looper et Michael Shannon : Take Shelter), Premium Rush avait tout de la bonne surprise de fin d’année. Le résultat est beaucoup moins convaincant…

Le film est un peu à l’image de son personnage principal. Présenté comme un mec cool, parce qu’il a une belle gueule et roule en pignon fixe. Wilee a pourtant tout les symptômes du hipster attardé, qui roule à contre sens et provoque des accidents. Premium Rush se veut « tendance », « in », mais fonce lui aussi dans le mauvais sens.

Thriller sous stéroïdes, Premium Rush multiplie les effets de styles superflus et déboule à toute berzingue pour tenter de masquer le vide absolu qu’il véhicule. Avec des personnages stéréotypés, un scénario très léger et une morale à l’eau de rose, le film de David Koepp propose un contenu bien maigrichon. Seul le rythme insufflé, très efficace, nous sauve de la narcolepsie.

A la manière d’un Fast & Furious, Premium Rush se résume à une course-poursuite névrosée d’une heure et demie, sans temps mort. Le rythme est une sorte de créatine pour Koepp, à la fois un stimulant, mais aussi un produit masquant. Bref, un bon moyen de passer le contrôle anti-dopage.

Zelig

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About Zelig

Curiosité de la nature et énigme pour la science, Zelig possède la faculté de se fondre au décor en toutes circonstances. Les scientifiques se sont résignés à interrompre tous tests, jugés trop dangereux, lorsque « l’ homme-caméléon » s’est transformé en étron après avoir été trop longtemps exposé à un film de Christophe Barratier. Ce furent les deux pires minutes de l’existence de cet Zelig, qui pour tenter d’oublier, fut contraint de trouver refuge dans l’alcool. Reconverti pilier de bar bénévole, vous pouvez croiser cet étrange énergumène, au détour d’une virée nocturne.