Critique de Kill Bill

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Kill Bill

De Quentin Tarantino

Avec Uma Thurman, David Carradine, Lucy Liu, Darryl Hannah, Vivica A. Fox

Etats-Unis – 2003 – 4h07

Rating: ★★★★★

Une femme enceinte, gît à l’agonie, sur le sol d’une église, elle semble être en robe de mariée. Crue morte au départ, suite à une balle dans la tête, son cœur continue à battre et est transférée à l’hôpital, dans le coma, elle se réveille 4 ans plus tard…

8 ans avant l’ultime film de vengeance J’ai rencontré le diable, Quentin Tarantino réalisait le film de vengeance occidental nec plus ultra dans un concentré de pop culture. Mais une pop culture mondiale, mélangeant film de sabre et western spaghetti, film de kung fu et film noir. Toujours dans son style particulier, le récit n’est pas dans l’ordre chronologique, c’est de la jouissance sur pellicule, entre références manifestes et mise en scène plus qu’inventive. Il y a du vintage 70’s pour les gros plans, des apparitions de Sonny Chiba et de Gordon Liu pour le cinéma asiatique, tantôt en noir et blanc tantôt en couleurs et même une séquence animée. En effet, ce sera le film le plus protéiforme de Tarantino et peut-être aussi son film avec la plus grande mythologie, le plus grand jeu de pistes.

Tarantino  a eu toujours soin de transformer le cinéma bis en cinéma d’auteur, Kill Bill en est le meilleur exemple, un film de vengeance à travers le globe où les méchants à abattre sont bien différents de lors de la mise à mort à la chapelle…Excepté Elle Driver. Les combats, sur rythme de musique (touche Tarantino oblige) ou non, ont été faits par le chorégraphe Yuen Woo-ping, n’ont rien à envier aux films asiatiques, étant donné que c’est le même artisan, et les dialogues sont toujours fins et ciselés ce qui permet une ponctuation respiratoire (entre Vernita Green et Black Mamba, entre Budd et Elle Driver), dans un film extrêmement tendu. D’ailleurs, le film développe, surtout dans le volume II, une tonalité dramatique plus présente que dans les autres films de Tarantino, jusqu’à aujourd’hui, avec le fait que la femme fatale est l’héroïne, la question du féminisme du film est toujours d’actualité.

Kill Bill concentre à la fois de la violence, de l’animalité, de la douceur, de l’impétuosité, de l’humour, du baroque et du sentimentalisme. Cela peut faire que ça bave de partout, mais vous passerez toujours un bon moment à le regarder, toujours…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…