Critique de Gimme the loot

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Gimme the loot

De Adam Leon

Avec Tashiana Washington, Tysheeb Hickson, Zoë Lescaze

Etats-Unis – 2012 – 1h21

Rating: ★★★★☆

Sophia et Malcom sont des graffeurs du Bronx, mais qui traînent dans le Queens. À vouloir être tellement reconnus, ils pensent à taguer leur nom sur la pomme du stade du club de base-ball des Mets. Ainsi à chaque home run, on verrait leur nom…

D’un point de départ de thriller, trouver 500 dollars en deux jours, le réalisateur est dans la lignée de ses prédécesseurs qui filment New York, c’est-à-dire une jungle urbaine. Tout le monde embrouille tout le monde, tout le monde vole tout le monde, tout le monde entube tout le monde car tout le monde survit. « On se fait bananer alors on banane, c’est la devise depuis que le temps de la banane a soufflé celui de la cerise. » dit le rappeur Rocé dans sa chanson Jeux d’enfants. D’ailleurs, tous les personnages ont une attitude enfantine, qui est souvent en rapport avec le jeu (un dunk contre 5 dollars, un pari de qui dira la plus grosse bêtise…), que ce soit des rêves de gloire, les gros mots qui fusent ou une exacerbation affective.

Cela permet au film une certaine réflexion sociale. En effet entre la bourgeoise blanche Ginnie, fausse femme fatale et Sophia le garçon manqué, on ressent un contraste cristallisé par Malcolm dans son attitude (a-t-il une préférence pour l’une des deux…). Et une autre conséquence de cette réflexion est le film se transformant tour à tour en film de gangsters, film de braquage marqué par un humour de situation ; Malcolm se retrouvant en chaussettes dans les rues new-yorkaises ou Sophia ratant sa filature de Ginnie ; ou bien un humour verbal avec la compétition de vannes se déroulant tout le long du film.

Certes la mise en scène ne permet pas de prendre toute l’ampleur de New York, ce qui était l’unique défaut de The We & The I dont le film critiqué maintenant serait une sorte de miroir, un teen-movie avec des noirs et des latinos, elle suffit à exprimer la galère et la misère parcourant la ville. Et la galère c’est toujours mieux à deux…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…