Critique de War of arrows

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Choi-jong-byeong-gi Hwal

 

De Han-min Kim

Avec Hae-il Park, Seung-yong Ryoo, Moon Chae-Won

Corée du Sud – 2011 – 2h

Rating: ★★★★☆

 

En 1623, en Corée, un frère et une sœur s’enfuient d’une maison assiégée par des mandchous. 13 ans plus tard, lors du mariage de la jeune fille, avec le fils d’un ami de leur défunt père qui les a recueillis, le frère et la sœur sont face à une nouvelle guerre : une invasion mandchoue sur toute la Corée…

Wu xia pian sud-coréen, le réalisateur s’essaie à une fresque historique sur l’impérialisme mandchoue ayant touché son pays. D’une romance pour la sœur, d’une errance pour le frère, ils vont tous deux faire face à leur destin et surtout leur peur. En premier lieu, la question du déracinement, touché par les deux orphelins recueillis dont le frère devient fataliste et ne sait plus vraiment apprécier les choses. Et du déracinement arrive le thème de la déportation, fait vrai, réel et historique ayant touché 500 000 coréens. Certes un certain manichéisme, mais il est souvent de rigueur dans les films de chevalier.

Car c’est un héroïsme qui se diffuse tout au long du film, un héros invisible, dont on ne voit que les flèches, pardon, dont on n’entend que les flèches, vrillées ou courbées. Un héros qui ne tue pas mais se défend et diffuse par cela son héroïsme aux autres déportés. Dans une dramaturgie de la nature, on y voit même un tigre, les figures de la vitesse et de la communion des éléments sont l’atout majeur du héros, qui sait utiliser son environnement a un avantage sur son ennemi, surtout dans la dernière partie du film qui est une véritable chasse à l’homme, moins anxiogène qu’Apocalypto de Mel Gibson car beaucoup mieux rythmé et plus de suspense.

Néanmoins, la fin se fait un peu longuette, voire tire-larmes, mais une chose est sûr : le cinéma sud-coréen d’action et grand public vaut le coup d’œil.

Hamburger Pimp


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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…