Critique de L’Odyssée de Pi

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Life of Pi

D’Ang Lee

Avec Suraj Sharma, Irrfan Khan, Adil Hussain

Etats-Unis – 2012 – 2h05

Rating: ★★★★☆

Un jeune écrivain canadien va à la rencontre d’un immigré indien surnommé Pi. Ce dernier, en bon hôte prépare un repas et se met à raconter sa vie, de son enfance à son adolescence, jusqu’à son départ de l’Inde pour le Canada…

Ang Lee, cinéaste protéiforme, vient cette fois-ci nous narrer un conte initiatique sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, sous le prisme de la religion entre miracle et foi. En effet, d’un enfant ne supportant pas son prénom causant des moqueries, « Piscine Molitor », viendra la curiosité stimuler son esprit de même que la communion avec la nature – son père dirige un zoo et sa mère est botaniste. De là, il apprendra le doute et l’interrogation qui fait avancer, mais aussi l’amour… Ce qui constitue la première partie du film, où la seconde partie sera une réponse voire un défi pour le héros.

Car du naufrage du bateau, c’est un film de survie dont on devient spectateur, qui est d’ailleurs bien plus intéressant que Seul au monde de Robert Zemeckis. D’une part parce que le scénario met en place comme seul compagnon d’infortune au héros un tigre du Bengale, d’autre part le réalisateur installe une esthétique tantôt psychédélique (jeu de couleurs fluorescentes et musique raga) tantôt fantasmagorique (essayer de sonder le fond de la mer par les yeux d’un tigre) ou religieuse (les évènements climatiques comme la pluie, la tempête ou le tonnerre) pour alimenter son récit. L’eau, élément de toutes les religions et élément donnant la vie, devient la scène de spectacle de la nature, entre les poissons volants, les baleines ou les dauphins et ce duel continu entre l’homme et l’animal. C’est un huis-clos ouvert sur l’horizon en constante tension.

Ang Lee réalise un film d’aventures honnête où l’on comprend qu’une religion ne sera jamais au-dessus d’une autre, on peut même en pratiquer plusieurs, et que pour y croire, parfois des histoires pas tout à fait vrai peuvent aider car elles nous émerveillent…

Hamburger Pimp


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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…