Critique de The Seasoning House [PIFFF 2012]

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The Seasoning House

De Paul Hyett

Avec Rosie Day, Kevin Howarth, Sean Pertwee

Royaume-Uni – 2012 – 1h29

Rating: ★☆☆☆☆

Kendrick Lamar, rappeur de 25 ans et auteur du très bon album Good Kid – Mad City, se dit être un enfant de l’ère Ronald Reagan, alors que si vous me suivez bien, vous comprendrez que Kendrick n’a que 2 ans quand Reagan quitte le pouvoir. Ailleurs, un groupe de musique plus âgé, se nomment Cold War Kids et je tendrais moi aussi à dire que je suis un enfant de la Guerre Froide, mais la Guerre froide finit-elle avec l’éclatement de l’U.RS.S où avec la guerre dans ce qui est l’ex-Yougoslavie? Car c’est le point de départ d’une histoire, où une jeune adolescente muette est servante dans un bordel sordide…

Ce film m’a provoqué certaines sensations similaires à ma vision de Subconcious Cruelty, mais j’ai été gentil avec ce film car j’avais saisi les intentions et les influences du réalisateur, là, je ne le serais pas. Premièrement, tout comme le film de Karim Hussain, c’est un film avec une idée et un récit de court-métrage qu’on étire en long format ce qui a fini par m’agacer. Les personnages ne semblent pas avoir été écrit, aucune épaisseur ni trait de caractère, même l’héroïne n’est pas attachante pourtant quelle bonne idée de faire une protagoniste principale muette. Ce qui nous amène à la seconde bonne idée, et la dernière, qui est l’ambiance mortifère et claustrophobe souligné par des couleurs sombres et la ruine parcourant la maison vraiment close pour le coup. Mais le récit ne progresse pas et si ça le fait, comme la rencontre d’une des prostitutées sachant parler le langage des signes, ça n’amène rien.

Le film évoque la guerre, mais ne réfléchit pas desssus mise à part des scène violentes de meurtres de masse au ralenti, le film évoque le problème de la condition féminine (les prostituées sont attachées au lit et piquées à l’héroïne pour les contrôler, on comprend qu’elles sont kidnappées) mais cela ne semble pas être le sujet du metteur en scène, alors de quoi parle-t-on alors? Vous l’aurez dans le mille, la violence, la spirale de la violence, qui à la fin semble habiter la jeune muette pour survivre même si on ne ressent pas vraiment d’échappatoire. Elle apparaît alors telle un ange déchu car pervertie par les hommes et la guerre, au départ elle semble indifférente aux captives puis peu à peu… Mais pas suffisament non plus.

Ce n’est sûrement pas le cinéma bis qui m’intéresse et que j’aime, mais si j’étais originaire de cette région d’Europe, entendez l’ex-Yougoslavie, j’en aurais un peu marre qu’on prenne encore mon origine géographique pour un lieu d’éxecutions massives et de prostituées droguées soumis à des prédateurs sexuels, 20 ans après le coflit, mais Hamburger Pimp vient de bien plus loin, du coeur des ténèbres… Mais Hamburger Pimp un enfant du cinéma.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…