Critique de The Butterfly Room [PIFFF 2012]

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Rating: 3.0/5 (1 vote cast)

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The Butterfly Room

De Jonathan Zarantonello

Avec Barbara Steele, Ray Wise, Erica Leerhsen, Heather Langenkamp et Joe Dante

Italie/Etats-Unis – 2012 – 1h27

Rating: ★★★☆☆

Vieille dame solitaire, Ann comble son ennui en collectionnant des papillons qu’elle expose sur les murs d’une pièce spécialement aménagée dans son appartement. Se liant d’amitié avec des enfants avec lesquelles elle entretient des rapports maternels troubles, Ann couve des pulsions psychopathiques et meurtrières. Car il n’y a pas que des insectes épinglés dans la chambre des papillons !

Au même titre que Christopher Lee, Barbara Steele est une légende du cinéma fantastique. Mario Bava l’introduisit en 1960 en lui faisant clouer sur la figure Le Masque du démon. Riccardo Freda en fit l’épouse d’un mari nécrophile dans L’Effroyable secret du Dr. Hichcock. Dans La Chambre des tortures de Roger Corman, elle faisait plonger Vincent Price dans la folie meurtrière avant que David Cronenberg ne lui fasse prendre un bain avec un parasite dégueulasse dans le perturbant Frissons. Voir cette Reine de l’Horreur revenir dans un nouveau film est toujours un plaisir même si la Dame continue sporadiquement une carrière laissée au ralenti depuis les années 80.

A bientôt 75 ans, Barbara Steele n’a rien perdu de son charme hypnotique, ses grands yeux la rapprochant désormais de la grande Bette Davis des années 60. Bien que le rôle n’ait pas spécialement été écrit pour elle, elle s’empare littéralement de The Butterfly Room, lui apportant une caution suffisante pour que l’on ne s’attarde pas trop sur les nombreux petits défauts du film comme l’utilisation un peu maladroite des flashbacks, des personnages secondaires à peine esquissés (en dépit d’excellents comédiens comme Ray Wise, Erica Leerhsen ou Heather Langenkamp) ou son climax presque risible.

Thriller imparfait mais sympathique dans lequel on reconnaitra le court cameo de Joe Dante en chauffeur de taxi, The Butterfly Room offre un bel écrin pour nos retrouvailles avec l’une des plus grandes actrices du cinéma horrifique. Les légendes ne meurent jamais…

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».