Critique de Dark Clown (Stitches)

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 3.0/5 (3 votes cast)

.

Stitches

De Conor McMahon

Avec Tommy Knight, Ross Noble et Valerie Spelman

Irlande – 2012 – 1h26

Rating: ★★★☆☆

Traumatisé par la mort du clown Stitches, intervenue durant la fête d’anniversaire de ses dix ans, Tom est un adolescent mal dans sa peau. Poussé par son meilleur ami, il se décide enfin à organiser une nouvelle fête pour ses seize ans. Revenu d’entres les morts, le clown Stitches compte bien en profiter pour régler ses comptes.

Les clowns dans les films d’horreur, c’est quasiment un genre en soi. De Killer Klowns from Outer Space à La Maison des 1000 morts, sans oublier le cultissime téléfilm adapté de Ça de Stephen King, les clowns sont des figures troubles, dérangeantes et drôles, qui symbolisent une forme de perversion face à l’innocence de leur public habituel, les enfants. Dans Stitches, l’enfance n’est justement pas innocente puisque les personnages principaux ont directement causé la mort de celui qui va devenir leur croquemitaine.

.

Calqué sur les classiques eighties du genre, avec les films de Wes Craven en tête, ce slasher gore venu d’Irlande ne cherche pas à péter plus haut que son cul. A l’image de son générique de fin en mode bêtisier, Stitches se veut simple et fun. Il n’y arrive non pas par les punchlines plutôt faiblardes de son clown tueur (imaginez Matthias Schoenaerts déguisé en Captain Spaulding), ni par ses gags foireux de chaussures ou de nez de clown qui font pouic pouic, mais tout simplement par sa description des rapports adolescents. Boutonneux, duveteux, sympathiques ou non, Stitches parvient à les faire exister pour mieux les mettre à mort le temps d’un massacre grand-guignolesque plutôt bien rythmé.

S’il n’a rien d’original ou de réellement percutant, Stitches reste un petit film d’horreur à la con qui se regarde agréablement pour vite se faire oublier. Bref, un futur classique des bacs à solde.

 

The Vug

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».