Critique du Jour des corneilles

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Le jour des corneilles

De Jean-Christophe Dessaint

Avec les voix de Jean Reno, Lorant Deutsch, Isabelle Carré

France – 2012 – 1h36

Rating: ★★★★★

Un enfant, sans nom, semble avoir toujours vécu dans la forêt avec son père. Mais on ne sait pas grand-chose sur la mère. Et cet enfant se pose souvent la question de savoir ce qu’il y a au-delà de la forêt, surtout depuis qu’il a aperçu des silhouettes au loin…

Première œuvre de l’auteur, Le jour des corneilles est un conte initiatique où se pose la dualité nature/culture. En effet, on voit un enfant en présence de fantômes muets mais communicatifs, témoin de la superstition de son père, criant à la foudre et au vent, son père qui semble d’ailleurs marqué d’un sort (flashback…). Cela permet beaucoup de décalages, tantôt sérieux ou drôles, lors de la partie du film à la ville, entre l’inadaptation du jeune garçon qui par chance rencontrera son alter ego, une fille prénommé Manon (des sources…). Mais l’enfant rencontreraaussi la cruauté des hommes, l’histoire se passerait en temps de guerre et les soldats n’ont rien trouvé de mieux que s’amuser à tirer sur les oiseaux.

Mais il trouvera aussi la bonté, avec le docteur s’occupant de son père, et la douceur, toujours avec Manon. Bien que l’œuvre soit destiné en premier lieu pour enfants, un public plus adulte pourrait remarquer la poésie du film animé par le travail soigneux de l’image, comme de la peinture sur toile. On regarde un effort minutieux et détaillé sur la forêt (chaque arbre, chaque feuille), rappelant les tableaux impressionnistes sur le thème de la nature. D’ailleurs, l’auteur fausse un peu la perception du temps dans son récit, afin qu’on puisse apprécier l’esthétique originale et particulière donnée à chaque saison, les quatre sont montrés dans le film.

Jean-Christophe Dessaint peut aller taquiner Michel Ocelot, qui était pour l’instant un des rares auteurs de films animés à se créer une filmographie, car son long-métrage est intelligent, drôle et beau.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…