Critique de Dragon Gate

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Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

 

Long men fei jia

De Tsui Hark

Avec Jet Li, Zhou Xun, Kun Chen

Chine – 2011 – 1h57

Rating: ★★★★★

Il y a longtemps, en Chine, la politique était faite par des eunuques, dans ce qu’on appelle les Bureaux de l’Est et l’Ouest, alors protégés de l’Empereur. Mais à vouloir trop bien servir, ils ont installé la terreur et abuser de leur pouvoir. C’est alors que certains hommes se dressent contre eux, notamment un certain Zhao…

Après Seven Swords en 2005 et Detective Dee en 2011, Tsui Hark continue sa grande œuvre épique de wu xia pian, dans ce qui serait le troisième temps de sa carrière. Dans un dispositif de récit politique, la corruption des hauts fonctionnaires, le cinéaste y ajoute une histoire d’amour imposible donc platonique en référence à la précédente version produit par lui-même et réalisé par Raymond Lee. Et pour compliquer les choses, Tsui Hark brouille les pistes lors du huis-clos à l’auberge, empoisonnement contre-empoisonnement, sosie à démasquer ou mot de passe à apprendre… Tout ceci pour montrer l’importance de la guerre psychologique et l’intelligence et la témérité du petit nombre face au pouvoir.

Et pour ce qui est des scènes de combat, nous assistons à des ballets extraordinaires. En effet sous différents, décors ; port, bateau, auberge ou grotte ; Tsui Hark organise des combats en relation toujours avec des éléments naturels, notamment une tempête de sable, peut-être pour souligner la supériorité de la nature face aux hommes, qui ne font que passer (vivre et mourir). De là à voir une dramaturgie de la nature ? Non mais à faire réfléchir sur le passé et les erreurs des hommes, comme tout un royaume vestige contenant de l’or…

Enfin tout porte à penser que Tsui Hark est vraiment de retour, en ayant gardé son amour, sa passion et sa verve. Malheureusement, cela ne sortira pas en salles…

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…