Critique de Skyfall

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Skyfall

De Sam Mendes

Avec Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench

Etats-Unis, Grande-Bretagne – 2012 – 2h23

Rating: ★★★★☆

Après une course-poursuite effrénée après un tueur à gages, James Bond est malheureusement touché par une balle alliée suite à un ordre de M. Laissé pour mort, l’agent britannique en profite seulement pour picoler au bord de la plage, quand au détour d’un journal télévisé, il apprend que le siège du MI6 a explosé…

50 ans de film, 24 au total, de la saga-franchise James Bond. Est-ce un concept désuet ? Vieillot ? Le film y réfléchit. Fait par l’oscarisé Sam Mendes, on sent que depuis The Dark Knight en 2008  de Christopher Nolan, un blockbuster se doit de se prendre la tête et d’établir un discours. Loin de là de dire que le principal ennemi est forcément un terroriste islamiste ou de droite fasciste néo-nazi, l’ennemi est celui qui ne comprend plus ce monde ou qu’il a trop bien compris, ce qui est le cas de 007. Mais pour lui c’est plutôt le poids du temps, de l’âge, qui est le point de départ de sa remise en question, et en même temps avons-nous encore d’ « agents secrets » ? Comme dit le personnage de Ralph Fiennes, Gareth Mallory, « dans des démocraties, personne ne doit travailler dans l’ombre car on doit rendre des comptes au peuple. »

De là, Javier Bardem campe un méchant désabusé, mais extrêmement intelligent, qui a saisi l’importance de la technologie qui peut se retourner contre nous. Mais aussi d’une excentricité, il semble un peu homo et d’une attitude tantôt puéril qui en voudrait un peu trop à sa mère, il essaie de se montrer en tant qu’alter ego de Bond, ce qui est rarement le cas des méchants de James Bond. D’ailleurs on remarque les trois volets avec Daniel Craig montrent des méchants humain trop humain et pour celui-ci même la James Bond Girl, la sublime Bérénice Marlohe, a peu de place dans le film.

Les scènes d’action sont toujours extraordinaires, bien que plus rugueuses mais avec un certain british humour, souligné par une belle photographie, surtout toute la partie en Chine et la fin. James Bond semble renaître de ses cendres, pour le coup, dans le film et pour le bonheur de la franchise. James Bond ne sera jamais sage.

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…