Critique de Revenge, a love story

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Fuk Sau Che Chi Sei

De Ching-Po Wong

Avec Juno Mak, Sola Aoi

Chine – 2010 – 1h30

Rating: ★★★★☆

Un fœtus est retrouvé dans un sac plastique au fond d’un lac. Cela est dû à un éventrement de femme enceinte. Un second acte similaire est découvert par la suite et on trouve un suspect…

Bien que cela nous vienne souvent de Corée du Sud, I saw the devil ou Bedevilled, ce film de vengeance provient de Chine. Sur des citations en rapport avec le diable, le film composé en chapitres, alterne flashback de romance naissante entre deux jeunes bizarres, un vendeur de brioches et une lycéenne dans la lune, et tortures voire séquestrations dans une garde à vue ! C’est une critique sociale sur le mauvais traitement réservé aux inadaptés sociaux (l’ado traumatisée deviendra muette), mais aussi sur la corruption et la perversité policière (viol collectif, fausses accusations et j’en passe…), ce qui le héros, ou plutôt l’antihéros (qui a joué d’ailleurs dans Dream Home), à déclarer « qu’il ne croît plus en la justice ».

Mise en scène claustrophobe, paranoïaque, où des jeux de ralenti dans la nature nous rappelle que la violence est inné à l’homme, ce qui le rend toujours un peu sauvage. C’est un gore, malsain, à la limite du supportable mais on ressent aussi une certaine force tranquille du réalisateur. En effet, dans des couleurs assez tristes, gris, vert, marron, on voit une attitude minutieuse d’un homme se transformant en tueur vengeur sans pour autant se comporter tel un psychopathe ou un psychotique, car le récit est assez explicatif sur ses raisons, sans que cela soit de trop. On peut même ressentir par moments de l’auto-défense, de la survie, même si c’est toujours mieux de croire à l’amour…

Car la vengeance engendre la vengeance, il n’y a que le pardon qui peut être plus fort, le film a d’ailleurs sur la fin une grande dimension religieuse. Après le meilleur discours sur ce sujet reste et restera I saw the devil.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…