Critique de Piranha 3DD

VN:F [1.9.22_1171]
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Rating: 2.3/5 (3 votes cast)

Piranha 3DD

de John Gulager

avec  Katrina Bowden, Christopher Lloyd, Danielle Panabaker et Ving Rhames

Rating: ☆☆☆☆☆

Avec Piranha 3D, Alexandre Aja laissait derrière lui un héritage sympathique, qui ne demandait qu’à être fructifié. Ce « pop-corn movie » jubilatoire plantait déjà le décor, les personnages, le ton, et la fin ouvrait clairement la porte à une suite. C’est donc avec un minimum de confiance, et même d’impatience, que le petit frère était attendu. L’idée, a priori géniale, de faire appel aux services de David Hasselhoff ne faisait que conforter dans cette attente. Pour ce nouvel opus, strings et piranhas sont toujours la partie, et cette fois leur terrain de jeu privilégié est une piscine conceptuelle, avec une section pour adulte…

Si Aja flirtait avec le mauvais goût pour aboutir à un superbe pastiche du film de campus, Gulager s’y engouffre sans scrupules. Abcédaire de la vulgarité, Piranha 3DD reste planté au stade anal et enquille les « gags » ultra lourdingues.  Piranha dans le cul, dans le vagin, mangeur de zgeg… toute la panoplie est au rendez-vous. Un éloge de la médiocrité qui arrivera peut être à émoustiller quelques ados peu évolués, prêts à se tatouer le portait de Stifler sur la fesse. Pour les autres, cette bouillabaisse est indigeste. Il ne reste plus rien du film d’Aja, fini l’humour acerbe et les clins d’œil cinéphiles. Seuls Christopher Lloyd et Ving Rhames ont ressigné, (sans doute endettés sur 30 ans), mais leurs personnages sont devenus grotesques et l’arrivée de David Hasselhoff n’arrange rien à l’affaire. Au contraire en jouant son propre rôle avec une fausse dérision, l’acteur lifté et bedonnant apporte sa touche de pathétique à un édifice déjà bien garni. La noyade est totale !

Zelig

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About Zelig

Curiosité de la nature et énigme pour la science, Zelig possède la faculté de se fondre au décor en toutes circonstances. Les scientifiques se sont résignés à interrompre tous tests, jugés trop dangereux, lorsque « l’ homme-caméléon » s’est transformé en étron après avoir été trop longtemps exposé à un film de Christophe Barratier. Ce furent les deux pires minutes de l’existence de cet Zelig, qui pour tenter d’oublier, fut contraint de trouver refuge dans l’alcool. Reconverti pilier de bar bénévole, vous pouvez croiser cet étrange énergumène, au détour d’une virée nocturne.