Critique de Eleven

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11-11-11

de Darren Lynn Bousman

avec Timothy Gibbs,  Michael Landes,  Wendy Glenn

Etats-Unis/Espagne –  2011 – 1h33

Rating: ★★★☆☆

 

Après avoir largement apporté sa contribution à la saga Saw (il a réalisé les opus 2, 3 et 4) et avoir flirté avec le remake de films cultes ( Mother’s Day, et Scanners, toujours en projet), Darren Lynn Bousman reprend un peu les manettes en réalisant en 2011, Eleven, qu’il a lui-même scénarisé.

Surfant sur la vague apocalyptico-mystique déferlant à l’approche de 2012,  Eleven part du postulat qu’une porte céleste doit s’ouvrir le 11 novembre 2011 à 11h11 (soit pour les fans de numérologie le 11/11/11 à 11 :11, Eleven en anglais, jeu de mots pour Hell/Heaven), un postulat que Bousman parvient à détourner avec habileté pour étoffer son scenario d’un twist assez surprenant. Exit les scènes de charclage en bonne et due forme, le réalisateur ayant pris le parti de livrer un film d’épouvante dans la droite lignée de l’école européenne, avec l’Espagne en chef de file. L’hémoglobine a fait place ici au clair obscur, les décors craspecs éclairés aux néons sont remplacés par des architectures gothiques à la lueur de bougies.  Conscient de la subtilité du genre qu’il veut explorer, Bousman étoffe ainsi sa réalisation de scènes inventives (la scène d’intro, celle de l’accident de voiture), s’efforce de jouer sur le clair-obscur et l’architecture inquiétante de ses décors.

Malheureusement n’est pas James Watkins qui veut et le réalisateur ne parvient au final qu’à faire frissonner à coup de jumpscares somme toute prévisibles, montrant trop, trop vite mais explicitant que très tardivement la nature de son élément horrifique. Alourdi par un montage par moments très maladroit et certaines scènes trop confuses, Eleven n’en reste pas moins une belle tentative. Son scenario reste assez bien ficelé et Bousman parvient à susciter l’intérêt du spectateur et à le plonger réellement dans son histoire. Ajoutons à cela un twist que l’on ne soupçonne à aucun moment, et la copie s’avère au final pas si mauvaise que ça.

Sans révolutionner le genre, Darren Lynn Bousman réussit, comme pour Mother’s Day, à  livrer un film qui, s’il n’est parfait, demeure très honnête dans sa démarche, fort d’un scenario convenable, de bonnes idées de réalisation et d’un casting solide.

 

Lullaby Firefly

 

 

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.