Critique de Jason Bourne : l’héritage

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Rating: 3.8/5 (4 votes cast)

The Bourne Legacy

De Tony Gilroy

Avec Jeremy Renner, Rachel Weisz, Edward Norton

Etats-Unis – 2012 – 2h16

Rating: ★★★☆☆

Un homme dans l’eau, immobile, ça peut rappeler la pochette de l’album Total Life Forever du groupe Foals, semble faire un trekking ou un parcours dans l’Alaska. Au même moment, de l’autre côté du pays, des hommes appartenant à la C.I.A ou à des organismes similaires semblent parler de cet homme en question, qui ferait parti du même programme que Jason Bourne…

Jeremy Renner, star montante du cinéma hollywoodien, avait tenu un rôle secondaire dans Mission Impossible Protocole Fantôme. Il a, cette fois-ci, le rôle principal dans ce film comparable, de survie et d’espionnage. Sans réelle point de vue, la première partie du film alterne des discussions en espaces clos, fermés de cols blancs, à nous rappeler l’Amérique paranoïaque; et l’espace enneigée de l’Alaska où marche seul le nouvel agent. Ce n’est pas poétique malgré le silence ponctué du bruit de la nature et des balles, mais plutôt du constat de la matière brute, même à la rencontre d’autrui on reste dans le non-dit, à se poser des tas de questions sans avoir eu de véritable réponse.

Quant à la seconde partie, elle se montre plus attrayante, dynamique et rythmée, ça rappelle d’ailleurs la construction du récit du premier volet Jason Bourne avec Matt Damon. C’est une survie totale qui nous est proposée. En effet, entre la réalité du terrain; une maison éloignée à jouer au chat et à la souris, un laboratoire où l’on constate le travail à la chaîne et une magnifique course-poursuite (sur les toits, à pied ou en moto); est en opposition avec le travail de planqué des traqueurs, derrière des écrans ou des moniteurs d’ordinateur. De plus, dans cet espace, tout le monde ment à tout le monde, ce qui amplifie l’ambiance paranoïaque déjà qu’on tue journaliste et témoin.

Malheureusement, tout comme le quatrième volet de Mission Impossible, ce quatrième volet fait beaucoup trop film de franchise, manquant d’originalité malgré de bons acteurs (Renner et Weisz en tête). N’est pas Paul Greengrass qui veut.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…