Critique de Gyo

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Gyo

De Takayuki Hirao

Avec les voix de Mirai Kataoka, Takuma

Japon – 2012 – 1h10

Rating: ★★★★☆

Kaori, Erika et Aki essaient de profiter de leurs vacances à Okinawa dans leur maison d’hôte reculée, près de la mer. Mais un soir, en rentrant, une odeur pestilentielle les oppresse ainsi  que des bruits bizarres. Elles découvrent dans la soirée un poisson avec des pattes…

Adapté du manga du même auteur que Tomie, Junji Ito, Gyo n’a rien à envier au Cloverfield de Matt Reeves. Tout comme le long-métrage de 2008, c’est une invasion animale et insectoïde dans l’espace urbain, tout en partant de la campagne. Des jeux d’effets de fourmis dans la ville, les rues inondées d’amphibiens rampants, on va jusqu’au gore le plus extrême, tel l’atterrissage de l’avion de Kaori sur une piste de poissons à pattes ou son échappée à travers le métro jusqu’au porte frontière. De plus, il est même repris la figure et le thème du zombie et là cela devient vraiment crado…

En effet, aux contacts des monstres marins, les humains mutent, se métamorphosent en êtres verdâtres aux orifices occupées (comprenez qu’ils ont des tubes dans la bouche et l’anus). Serait-ce pour signifier la nature vengeresse face à l’homme abusif, ce qui est une thématique proche de Miyazaki et Hosoda, d’ailleurs le scénario reprend le procédé de l’histoire  » À l’époque de la Seconde Guerre mondiale, l’armée japonaise a expérimenté une arme bactériologique etc. » Ou en appelle-t-on à la condition humaine actuelle, qu’on peut signifier comme humanoïde, comprenez l’humanité consommatrice (zombifiée donc) tantôt végétatif tantôt vil, ce qui amène au traitement des personnages. Chaque personnage a soit une rancœur, une colère, une frustration ou une ambition mal placée, la séquence la plus exemplaire est l’intrigue secondaire d’Erika et Aki, restées à Okinawa, à se cracher toutes leurs vérités. Seule Kaori, reste pure animée par l’amour envers Tadashi, pour autant, mérite-elle de survivre?

Bien que court, l’anime est profond et brasse beaucoup de thèmes, avec ‘un travail de dessin 3D excellent (le gaz est bien plus complexe dans sa structure), dans une ambiance d’apocalypse caca.

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…