Critique de Des hommes sans loi

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Lawless

 

De John Hillcoat

Avec Tom Hardy, Shia Laboeuf, Jessica Chastain

Etats-Unis – 2012 – 1h55

Rating: ★★★★☆

Trois frères, Forrest l’aîné Howard le cadet et Jack le benjamin. Ce sont les frères Bondurant, des vendeurs d’alcool sous la Prohibition dans le petit comté de Franklin. Tout va mieux pour eux, quand, lorsqu’un jour le nouveau procureur veut la mainmise sur le business accompagné d’un nouvel agent de police, pour ne pas dire extravagant…

Après Public Ennemis de Michael Mann 3 ans auparavant, John Hillcoat réalise à son tour son discours en son (voix off de Shia Laboeuf jouant Jack) et en image du libéralisme dans les années 30 entre Prohibition et Grande Dépression. Ce sont des personnages haut en couleurs, bien que faciles pour les frères, un bourru (Tom Hardy jouant Forrest grogne littéralement), un alcolo déjanté et un se considérant visionnaire (libéral). On ne sait pas trop si les personnages féminins sont des faire valoir ou des personnages à part entière, pourtant l’une d’elles est la sublime Jessica Chastain, qui livre une prestation à la hauteur de son talent (c’est peut-être la meilleure actrice occidentale actuelle derrière Meryl Streep) et Mia Wasikowska n’est pas mal non plus. Je me tournerais donc vers Guy Pearce, déjà excellent dans Prometheus (avec seulement trois scènes), Dane DeHaan (celui qui pète les plombs dans Chronicle) en faiseur d’alcool boiteux et la prestation en catimini de Gary Oldman.

 

 

Quoi ? John Hillcoat ne sait pas faire des rôles de femmes ? Ou plutôt c’est un réalisateur de films de monde d’hommes (prochainement la critique de La route) ? En effet le traitement de la violence renvoie souvent à la masculinité, d’ailleurs le personnage de Forrest explique à son jeune frère « qu’il y a des principes et que ce n’est pas juste une question de violence mais jusqu’où on est prêt à aller », la preuve est la scène de vengeance auprès de deux malfrats fait froid dans le dos. Ajouté à cela que ce libéralisme-là est marqué par le gangstérisme, mitraillette et colt, signes extérieures de richesse (voiture ou costumes) et on n’a pas peur de se battre contre des flics s’ils se montrent, un sentiment qui a disparu chez les gens depuis une dizaine d’années, maintenant il n’y a que des mecs venant de pays tendus comme la Russie ou l’ex-Yougoslavie pour faire ce genre de choses. C’est bien, c’est mal, faîtes votre choix.

Malheureusement, ce n’est pas maîtrisé dans le récit et le scénario, mais il y a un grand potentiel chez ce réalisateur et enfin Shia Laboeuf nous prouve qu’il est un acteur.

 

 

 

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…