Critique de Dead Sushi

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Rating: 1.0/5 (1 vote cast)

Deddo Sushi

 

De Noboru Iguchi

Avec Rina Takeda, Matsuzaki Shigeru

Japon – 2012 – 1h30

Rating: ★★★★★

 

Keiko est une jeune fille de cuisinier de sushi, mais elle est très maladroite. Alors son père pense à lui enseigner en même temps les arts martiaux, si la seconde discipline marche la cuisine est toujours aussi mauvaise. Désespérée, elle s’enfuie du domicile et trouve un job d’hôtesse dans un hôtel de luxe, mais un vagabond louche rôde autour de l’établissement, avec une pieuvre…

Noboru Iguchi, présenté lors de la projection de l’Etrange Festival comme le plus doué des réalisateurs de Sushi Typhoon, ne faillit pas à sa réputation. Film plein d’humour, il installe plusieurs degrés, du comique de situation à la bonne blague scato en passant par l’absurde et même le flashback en photographies. Inventif dans sa mise en scène, les séquences de combat en steadycam n’ont rien à envier au Kung-fu comedy de Jackie Chan, qui est là remplacée par Rina Takeda, l’actrice action karatéka girl du milieu un tantinet Bruce Lee. Les seconds rôles ne sont pas en reste, la femme du directeur de l’hôtel ou le gardien ancien chef cuistot. C’est ce qui permet au long-métrage de tenir la route, ponctué de scènes mélodramatiques musicales.

Mais son délire foutraque laisse aussi place au gore, mais de là à faire du gore avec des sushis carnivores, c’est osé, artisanal et surtout original. Et qu’importe si derrière, Noboru Iguchi nous refait le coup des zombies infectés, son humour nous fait tout avaler… Le jeu de mots n’était pas proprement voulu. Car cela reste un film avec une jeune héroïne, par conséquent la construction d’un récit initiatique, un récit d’apprentissage. On peut dire que le Japon a son Piranha 3D, plus borderline, plus fauché voire plus porno (le baiser japonais…).

Dead Sushi est un univers geek, nerd, puéril pour ne pas dire régressif, gore, absurde, kung-fu et extrêmement drôle, qui peut prétendre au titre de chef d’œuvre cinématographique nanar du siècle. Ps : Le réalisateur japonais dit que c’est son film pour toute la famille, faîtes le test…

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…