Critique de Citadel

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Rating: 4.0/5 (4 votes cast)

Citadel

de Ciaran Foy

avec Aneurin Barnard, James Cosmo, Amy Shiels  et Wunmi Mosaku

Irlande / Grande Bretagne – 1h25 – 2012

Rating: ★★★★☆

On en parlait ici même il y a quelques mois (voir le dossier New Wave du Fantastique britannique ), la Brit Horror ne cesse de livrer des films d’excellente facture, toujours soucieux de respecter les codes d’un genre et de se les approprier pour innover.

Rien d’étonnant donc de retrouver un film comme Citadel en compétition à l’Etrange Festival, le film jouant sur les codes du home invasion et du film de monstres, parvenant à créer un motif fantastique original, en détournant un motif existant et en lui créant sa propre mythologie. Partant d’une idée fort originale, un jeune veuf devenu agoraphobe suite à l’agression de sa femme par un gang de gamins, se retrouve traqué par ce même gang, Ciaran Foy a utilisé son expérience personnel (il souffrit lui aussi d’agoraphobie) pour donner de la consistance et de la crédibilité à son personnage principal et renforce également les scènes d’attaques, la victime se trouvant constamment entravée par sa peur. Et la peur, Ciaran Foy sait la mettre en scène, utilisant le son pour provoquer des jumpscares assez inattendus, le son intra-diégétique, entre bruits de pas inquiétants et fracas brutaux,  la musique également, rythmant la tension des scènes, mais aussi le silence, suspendant l’attention du spectateur, avertissant comme le calme avant la tempête de l’imminence de la chute de la scène.

 Porté par un casting fort honnête, de James Cosmo (le père de Renton dans Trainspotting, vu dans Sons of Anarchy et Games of Trone), en prêtre ayant perdu la foi au jeune Aneurin Barnard, sorte d’Elijah Wood british, en veuf terrorisé et à bout de force, Citadel s’inscrit dans la lignée des pépites d’Outre Manche ayant débarquées sur nos côtes ces dernières années. Plus proche d’Heartless que d’Eden Lake, le film partage néanmoins le réalisme choquant du second, tout en parvenant à urbaniser un mythe fantastique comme le premier. L’alliance de ces deux aspect lui permet de créer la peur chez son spectateur, servie par une réalisation subtile, adaptant la mise en scène selon les codes empruntés, du home invasion avec l’attaque de la maison, au presque found footage fantastique par moment. Chaque aspect traité l’est avec brio et le résultat s’avère terrifiant.

Lullaby Firefly

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.