Critique de After School Midnighters

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Hôkago middonaitâzu

De Hitoshi Takekiyo

Avec les voix de Kôichi Yamadera, Mariya Ise, Hôchû Ôtsuka

Japon – 2012 – 1h35

Rating: ★★★★★

3 fillettes aux caractères bien trempés, lors d’une porte ouverte d’une vieille école prestigieuse, entrent dans le département scientifique fermé pour rénovation. Tombant sur deux mannequins, l’un squelette l’autre au tissus sanguins et avec organes, elles décident de s’amuser avec le second modèle. Mais elles ne pouvaient pas s’imaginer que ces mannequins prennent vie la nuit et que celui dont elles ont fait un relooking, exige une punition pour elles trois…

Oeuvre du jeune auteur Hitoshi Takekiyo, ce japanime reprend les codes de la maison hantée et les démultiplie. En effet, il y a à la fois la figure du monstre humanoïde, du fantôme, mais aussi l’évocation des peurs pathologiques, tel la phobie des insectes tout comme le thème de la frontière rêve/réalité. Loin d’être une fiction d’épouvante ou d’horreur, nous regardons un conte fantastique décalé, bien plus intéressant que les dernières oeuvres de Tim Burton.  On s’étonne d’un humour osé, à la limite du subversif, le mannequin aux organes est appelé Monsieur Nu par les filles, ces dernières qui s’amusent à maltraiter des lapins de laboratoire qui se révèlent être des vrais mafieux.

On peut dans la même mesure constater que les éléments amenant à l’effroi ou à la peur d’habitude, sont là pour poser des marques de ludisme tout au long du film, cela est sûrement pour rassurer le public d’enfants qui peut aller voir ce film. Des épreuves s’annoncent dangereuses au premier abord, pourtant les fillettes s’exécutent, montrant que le plus important est de participer, n’est-ce pas? Et de plus, le ludisme se remarque aussi avec le travail de l’animation mélangeant 3D/2D, le 1er cité étant le plus présent dans le film. Il y a un énorme soin des motifs se rapportant aux éléments de l’eau et de l’air (brouillard, fumée, éclaboussure, flamme…) et de la mobilité de ces joyeux monstres, l’homme poisson et Monsieur Nu en tête quoique le mannequin squelette n’est pas en reste.

Le film pour enfants de l’année sera japonais, il reste à savoir si c’est celui de Mamoru Hosoda (Ame et Yuki) ou celui-là.

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…